Au Chili, il faut faire attention a ses affaires…surtout quand on a la tête dans les nuages comme nous ! Il fallait bien qu’un évènement aussi inattendu que pénible nous fasse reprendre contact avec la réalité du pays : en effet, le 3 mars nous reprenons la route en direction de Las Cascadas. Dans une descente je perd un sac qui pourtant était correctement harnaché à ma monture. Il nous faut moins de 5 minutes pour nous en rendre compte mais ces quelques minutes sont suffisantes pour que le sac disparaisse a jamais dans le coffre d’une voiture … !!!! Malgré nos investigations auprès des Carabinieri des postes de Ensanada et de Las Cascadas, nous restons sans nouvelles de nos sacs de couchages et vestes. Dépités, nous laissons nos vélos au camping de Ensanada ou nous avions passe des moments paisibles au bord du lac et prenons la direction de Puerto Varas en collectivo (bus). A Puerto Varas nous allons expliquer notre situation a Nicolas de l’auberge “Casa Margouya”. Nous avions rencontre Nicolas la semaine d’avant et sympathise devant un Pastis … Il nous offre une nuit dans l’auberge, nous sachant plus préoccupés par l’achat de nouveaux sacs de couchage que de savoir ou passer la nuit. Son attention et sa gentillesse nous sont d’un grand réconfort.

Merci encore pour ton aide Nicolas 🙂

Finalement c’est dans la ville de Puerto Montt que nous trouvons de nouveaux sacs de couchage ( -9 degrés, il faut bien penser aux nuits froides que nous passerons sur l’Altiplano Bolivien !! ).

Apres cette nouvelle pause forcée de 2 jours, nous prenons une nouvelle fois la direction de Las Cascadas et nous découvrons la cote sauvage et découpée du lac Lanquihue. Après 20 km sur une route non asphaltée nous arrivons a Las Cascadas ou nous retrouvons les poules et les canards, véritables maitres de la pelouse du poste de police du village. On se sent de nouveau a la campagne. Nous sommes en forme et nous décidons de profiter du soleil pour poursuive notre route, plus au nord vers la ville de “Entre Lagos” au bord du lac Puyhue.

Après 30 minutes de recherches et un détour de 3 km ( de montée, en vélo ça a son importance ! ) nous finissons par trouver un champs ou planter notre tente, avec la bénédiction du paysan, également propriétaire d’une laiterie. Le volcan Osorno est toujours visible depuis notre champs et nous l’admirons une dernière fois.

Le temps est chaud et ensoleille, nous prenons de belles couleurs sur la route de terre qui traverse les champs de la région. On se croirait a Avoudrey !! Nous finissons par rejoindre “Entre Lagos” en fin d’après-midi.

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Le camping ou nous restons pour la nuit est presque vide, excepte une bande de jeunes qui écoutent une musique pseudo-traditionnelle insupportable et dont le chanteur s’égosille comme une casserole. Ce soir la c’est les boules-quies …. On se fait réveiller en pleine nuit non pas par nos voisins mais par un chat qui se fait les griffes sur notre tente. Incroyable mais vrai.

Le lendemain, nous nous réveillons sous la pluie, elle tombe sans arrêt toute la journée. On en profite pour lire, écrire et écouter de la musique. Vers 16 heures elle cesse et nous sautons sur nos bequanes, le nomadisme nous appelle. Nous longeons la rive sud du lac Puyhue en direction du col Samore et de la frontière Argentine. Nous pensions dormir dans le village de “Nilque” indique sur notre carte par un point bien visible. “Nilque” est en fait un village fantôme, a cet endroit la nous ne trouvons qu’un site de cabanas (chalets) abandonnes depuis au moins une dizaine d’année. Il y a quand même une maison habitée dans cet endroit et l’habitant nous autorise a planter notre tente au bord du lac. Je trouve l’endroit glauque ( maisons a l’abandon, bateau a moitie coules sur la plage, chien qui sort de je ne sais ou et qui nous aboie dessus …. ) On reste quand même ici, de toute façon il n’y a pas d’autre site ou camper dans les environs. Finalement , au petit matin, l’endroit se révèle agréable et les rayons du soleil chassent ma hantise des “fantômes”. On a d’ailleurs baptise ce bivouac : Scoobidou !

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Le soleil est a nouveau de la partie et nous commençons a grimper doucement. Le paysage est montagneux mais ce n’est pas le type de montagnes que j’aime. Autour de nous pleins de sommets ronds, couverts d’arbres. Nous passons notre dernière nuit au Chili dans un camping super humide. On se lève avec 5 petits degrés le lendemain. Nous continuons notre grimpette après avoir fait tamponner nos passeports au poste de frontière Chilien.

Bye Bye le Chili (le sourire aux lèvres)

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Nous montons doucement mais surement vers les 1300 mètres du col Samore. La route est facile, le trafic peu important. Nous arrivons au col vers 16 heures …. donc 17 heures en Argentine car il y a une heure de décalage !!! De l’autre cote de la montagne le paysage est épatant et mystérieux. Des sommets arides nous dévoilent leurs formes étranges.

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Le paysage est plus sec et le climat également, on sent tout de suite la différence !

On se récompense de nos efforts fournis par un bivouac sauvage au bord d’une petite rivière, juste sous le col. Le paysage est beau, l’eau de la rivière est transparente, les buses nous observent du coin de l’œil.

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Puis nous entamons une longue mais excitante descente jusqu’au poste frontière Argentin. On est soulages d’arriver dans ce pays qui nous séduit et par ses paysages et par ses habitants.

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A Villa Angostura nous visitons la fromagerie / charcuterie du quartier et sympathisons avec l’artisan qui se fait un plaisir de nous faire gouter ses produits : c’est un délice.

Nous profitons également de la beauté du lac Nahuel Huapi et de la route qui nous mène a San Carlos de Bariloche. Je vous laisse admirer ….

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Nous nous arrêtons, par hasard, acheter du pain a une communauté Mapuche a une cinquantaine de km de Bariloche. Notre premier contact avec les autochtones. Un petit kiosque expose des pièces d’artisanat en laine. Au mur, une affiche de l’alphabet Mapuche: les similitudes avec l’inuktitut sont impressionnantes.


Nous sommes donc arrive hier soir a Bariloche, capitale du chocolat en pleine effervescence en cette période de Paques. La ville est plus grande, bouillonnante et vivante que ce a quoi je m’attendais . La cité a été construite en 1902 le long du lac Nahuel Huapi et les pentes de ses rues nous a achevé hier, lorsque nous étions en recherche d’une auberge ou passer la nuit.

L’ambiance est toujours estivale, pourvu que ça dure 😉

Devant un supermarché en Argentine ( la bouche remplie d’empanadas ) :

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