A notre arrivée à Chaiten, nous sommes un peu pris de court. Je m’explique, notre chauffeur pas complètement muet nous explique qu’il prend le ferry le soir même pour Puerto Montt. Nous n’avons plus qu’a nous procurer 2 places pour rejoindre Puerto Montt et espérer trouver des sacoches de vélo. Seulement la petite agence de ferry est bondée en cette fin d’après-midi et il n’y a pas de places disponibles avant 1 semaine. On savait qu’il y avait des touristes dans cette région mais pas au point d’imaginer une attente d’1 semaine pour prendre un ferry. Pour arranger le tout, le chauffeur nous donne rendez-vous 2 heures plus tard et s’en va avec nos velos et nos affaires avant que l’on ai pu dire ouf !!! Il est 19 H, nous sommes a l’heure pour notre RDV avec le chauffeur. Mais pas de camion en vue … 5 minutes, 10 minutes puis 15 minutes passent ! Je commence déjà a imaginer comment expliquer le vol de nos vélos aux “Carabinieri” de la ville… L’engin de 2 tonnes arrive finalement, c’est le soulagement.

Comme si nous n’avions pas eu assez d’émotions ce jour la, nous acceptons l’invitation de 2 chiliens rencontres dans le restaurant ou ils travaillent. Lorsqu’on leur demande conseil sur les auberges du village, ils nous proposent de venir chez eux. On accepte mais en arrivant dans la maison, on se rend bien compte que l’endroit ne leur appartient pas. C’est le logement du patron du resto. L’un des 2 est chef cuisinier et sa spécialité est la cuisine française. Ça tombe bien, il semble que nous ayons des atomes crochus.

…. ERREUR …

Le lendemain matin, l’un des chiliens rentre sans frapper dans la pièce ou nous dormons et nous annonce que nous devons partir tout de suite. On avait senti le coup venir et en moins de 15 minutes nous disparaissons en maudissant les Chiliens. Le film de Chaplin “Les lumières de la ville” relate exactement ce qui s’est passe, spécialement lorsque Chaplin, le lendemain de fête, se fait virer comme un … clochard.

Nous parvenons malgré tout a trouver une auberge digne de ce nom pour la nuit suivante, nous faisons d’ailleurs la connaissance d’un touriste allemand qui a réussi par je ne sais quel miracle a acheter une place sur le ferry normalement complet ! On n’en croit pas nos oreilles.

Nous prenons donc un bus depuis Chaiten pour rejoindre Caleta Gonzalo d’ou nous prenons un autre ferry pour Hornopìren. A Hornopiren nous trouvons un bus pour Puerto Montt ou nous arrivons en fin de journée. Cet itinéraire non prévu nous a permis de découvrir le site du Parc Prive Pumalin. Ici on a l’impression d’être dans la foret équatoriale. Le camping du parc vaut le détour a lui seul : pont suspendu en bois, rivière de toute beauté …. je profite de cette pause pour soigner ma tendinite dans l’eau très fraiche de la rivière

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Des notre arrivée a Puerto Montt, plusieurs femmes nous proposent leur “hospedaje” alors que nous essayons tant bien que mal de ranger toutes nos affaires sur nos vélos. Nous refusons toutes les offres et préférons visiter avant de nous décider. Puerto Montt est une grande ville et les auberges ne manquent pas. Seulement tout est complet !! Après 5 demandes infructueuses nous finissons par trouver une chambre dans un endroit qui ressemble davantage a une maison de retraite. Une bonne de 75 ans d’origine Mapuche travaille toute la journée : ménage, cirer le parquet, faire la vaisselle, fendre du bois, préparer la confiture pour le petit déjeuner. On est choque de voir cette minuscule dame dont les rides sont aussi nombreuses que ses années travailler toute la journée … Dehors c’est pas mieux, des hommes ivres de bon matin dorment sur le trottoir. Toutes les maisons sont baricadées et cadenassées. L’ambiance qui règne dans la ville est déprimante. Heureusement nous trouvons des sacoches de vélo, nécessaires a la poursuite de notre voyage !

En reprenant la route pour Puerto Varas, nous faisons face aux obstacles … en effet quitter une ville de plus de 100.000 habitants en vélo c’est pas facile, surtout a l’heure de pointe. Nous empruntons une voie rapide, grimpons un peu car il y a une colline qui surplombe la cite. Nous admirons un feu en bord de route et évitons de justesse un bouchon !!! Après 20 km ( parcourus en moins d’heure : c’est le bonheur une route asphaltée ! ), nous prenons la sortie de Puerto Varas et nous nous trouvons face a un péage !!! Les camions, voitures et même tracteurs doivent s’acquitter d’un droit de passage mais pas nous. A 10 mètres la receveuse du péage me fait de grands signes a droite … les bicyclettes c’est gratuit . Puerto Varas est bien plus agréable que Puerto Montt, ici c’est ambiance vacances d’été et le beau volcan Osorno nous fait les yeux doux.

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Le seul hic c’est la roue de la charrette que nous n’arrivons pas a vendre, malgré l’annonce qui trône a l’arrière du vélo de Jérôme !

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