L’Auvergne est une des régions de France qui m’attire le plus. Pour l’avoir approchée en 2003, je souhaitais y retourner et prendre le temps de découvrir les paysages, la gastronomie, les Auvergnats, en un mot la culture de ce coin de France encore peu fréquenté par les touristes (heureusement !). Mes attentes étaient fortes et je n’ai pas été déçue, ni Jérôme d’ailleurs qui a été agréablement surpris par la convivialité et la gentillesse des habitants. L’accent chantant nous rappelle que le Sud n’est pas loin. En bref sillonner l’Auvergne à vélo fut un véritable bonheur tant par les paysages vus, les villages de caractère traversés ou les plats locaux goûtés.

Une pause de 2 jours à Aurillac nous a permis de nous familiariser avec le décor, les volcans et les vaches Salers ne sont pas loin. En effet, du centre ville, on a toujours la possibilité de voir au loin les champs sur les pentes généreuses des collines environnantes. Il y a des endroits comme ça où à peine arrivés le contact avec les gens donnent l’impression d’avoir toujours vécu ici, Aurillac en fait partie.  Sortir d’Aurillac est tellement simple et agréable que nous prenons le temps de nous enivrer du paysage: la très belle vallée de la Jordanne qui nous dépose au pied du Puy Mary au terme de 2 jours de montée (jusqu’au Pas de Peyrol à plus de 1500 mètres d’altitude).

Les encouragements des groupes de cyclistes croisés sur la route sont les bienvenus, malgré une très belle montée, les rafales de vent freinent parfois notre progression. Mais au terme de 2 heures d’efforts, le sublime panorama du col est la plus belle des récompenses.  On grimpe jusqu’au sommet du Puy Mary, à pied cette fois-ci, puis l’affluence dominicale aidant, nous descendons un peu pour trouver un coin de verdure où casser la croûte.

Le village de Cheylade un peu en contre-bas dans la vallée nous accueille le jour du bal musette, il y a de l’ambiance à notre arrivée, et que dire des parties de pétanques devant l’église … Nous profitons de l’après-midi pour visiter une petite exposition sur les cloches “Cloches des villes et cloches des champs”.

Notre route nous porte ensuite vers le Nord en passant par le plus haut village du Cantal:  Montgreleix (1200 mètres)  à l’entrée du plateau du Cézallier.  La pente est raide pour grimper là-haut mais découvrir le panorama que le Cézallier offre est un moment inoubliable,  assise dans l’herbe avec Joséphine, mon regard se perd dans ce paysage insoupçonné, je repense soudain à l’Argentine …

Après avoir vu tant de beautés, nous sommes déçus par l’architecture froide et les couleurs sombres de Mont Dore, c’est pourtant là que nous nous reposons. Mes parents nous rejoignent, une pause fraîche et humide où nous sommes simplement heureux de nous retrouver.

La plus grosse étape du voyage se fait presque naturellement entre Mont Dore et Riom, 77 km entre la chaîne des Puys, Volvic et l’affreuse zone commerciale à l’entrée de Riom. Les volcans sont déjà derrière nous, en bref une région superbe, chaleureuse et facile à sillonner à vélo: un coup de coeur !

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