Du Lot au plateau des 1000 vaches en passant par le Cantal, ces dernières semaines ont été remplies de paysages surprenants. Mais ce sont les rencontres que nous avons fait qui m’ont le plus marquée. En effet, les français sont étonnants bien souvent, extraordinaires parfois. Petit retour sur les échanges que nous avons eu et les paroles que nous avons entendues.

Mercredi 4 mai: Nous campons derrière une maison appartenant à Andrée. âgée de plus de 90 ans, elle habite à Fongrave depuis 60 ans. Alors que nous regardons les peupliers qui bordent le Lot, la vieille dame nous dit: ” Vont tomber, ils n’apportent rien de bien (empêchent le soleil de passer …)”

Lundi 9 mai: Quelle belle rencontre avec Agnès. Aventurière qui va au bout de ses rêves, elle a traversé le Canada à pieds seule avec 4 chiens et 1 chat et pendant 3 ans en 2001 …

Lundi 17 mai: Lu dans un ouvrage de poésie dans le village inoubliable de Larnagol “Instant magique/Moment volcanique/Année cosmique/Minute érotique/Eté magnétique/Heure poétique/Journée féerique/Temps anachronique” (Poème de JL Morel).

Samedi 21 mai: Au saut de la Mounine, je rencontre un cuisinier devenu artiste, Jean, qui construit des maisons miniatures en pierre et célèbre ainsi le patrimoine architectural du Lot. Notre discussion s’étale à tel point qu’il nous propose gentiment de camper dans son jardin rempli d’orchidées. En 1999, lors d’une exposition regroupant 250 oeuvres, il reçoit le prix du public pour sa création sculptée en pierres qui explore la thématique de la liberté. “J’ai été touché et ému de recevoir ce prix” m’avoue-t-il.

Mardi 24 mai: Nous arrivons dégoulinants (il pleut des cordes depuis des heures) dans le petit restaurant de Roanne St Mary dans le Cantal. Nous avons froid et faim. La patronne me prête une polaire pour que je me réchauffe. Nous nous régalons de charcuterie et de gratin dauphinois. Puis lorsqu’elle nous demande si quelqu’un vient nous chercher en voiture nous lui répondons que quelqu’un (Denis, notre hôte à Aurillac) est bien venu nous chercher mais à vélo ! Elle nous répond l’air un peu dépité: ” Alors vous irez jusqu’au bout, en vélo !”.

Vendredi 27 mai: A l’aire naturelle du Lissart de Miège, nous faisons la connaissance de Jacques qui a une trentaine de chèvres. Il invite Joséphine à la traite le soir même, elle adore ça !

Mardi 31 mai: La météo est pourrie en ce moment. Pluie depuis samedi soir. Alors que nous nous protégeons des éléments décidément en colère en ce moment sous le porche de la piscine de Mauriac, Bruno vient nous voir et nous invite à boire un chocolat chaud chez lui. Nous passerons finalement 2 jours en sa compagnie et celle de véronique sa femme. Nos discussions ont presque intégralement tourné autour du thème du voyage lointain voire très lointain …

Dimanche 5 juin: Ce matin nous avons réalisé que notre thermos noire avait disparu. Nous sommes dans un camping presque vide. Après des recherches infructueuses, nous commençons à ranger nos affaires pour partir mais une vacancière vient me voir, elle a notre thermos à la main: “Je l’ai trouvé dans la poubelle des toilettes !” m’annonce-t-elle. Je pense que nos auto-collants ‘Accueil Paysan’ et ‘Pédale Moins Vite’ n’ont pas plu à certain(s).

Mercredi 8 juin: Sur une route isolée de campagne, un monsieur aux cheveux blancs déclare en voyant Joséphine grimper seule sur son vélo une petite côte “Mais vous êtes des bourreaux d’enfants !”. Lui a laissé son moteur tourner, je ne sais pas qui est le plus bourreau (de la nature) dans cette histoire !

Nous finissons tranquillement la vélo-route du plateau des 1000 vaches qui, contrairement à ce qu’indique son nom, n’accueille pas autant de vaches qu’escompté.

 

 

 

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