Premières impressions cambodgiennes.
 
Le 23 decembre
Partis des l’aube de l’île de Don Khong, nous franchissons sans difficulté administrative les deux frontières : tout de même, il a fallu payer 4 dollars non prévus.
D’emblée, nous sommes séduits par les douaniers, certains jouant aux cartes pendant que d’autres font la sieste dans des hamacs… On a pas ose faire des photos.

Après une longue ligne droite de 50 kms, sorte de no men´s land, et par une chaleur écrasante (38 degrés), nous arrivons a Stung Treng, première bourgade du nord cambodgien située au confluent de la rivière Tonle et du Mekong. Par hasard, nous nous arrêtons dans un centre de formation aux métiers du tourisme : ”Tourism for help” mis en place par une association genevoise. On nous propose une chambre confortable dans une maison en bois typiquement khmère. Les jeunes étudiants nous bichonnent et c’est fort agréable.
C’est en tête-à-tête autour d’un délicieux amok fish et d’une tarte au chocolat que nous fêtons Noël tout en pensant aux nôtres dégustant la dinde et la bûche de Noël.

 

Les 25 et 26 décembre
La liaison Stung Treng et Kratie nous semblant tout aussi longue et monotone (140 kms sans guesthouse), nous
décidons de prendre le bus.
 

Le lendemain, nous visitons le village de Sambour, tout au bout d’une route chaotique. Tout a coup, a un carrefour, nous parvient un “Hello, Christian”. Surprise… Nous retrouvons Evelyne et Franz, cyclos hollandais, que nous avions rencontres au Laos.
 

Le Mekong nous offre en spectacle ses rapides, pas si rapides que cela du fait du faible niveau des eaux. Les dauphins d’Irrawady s’y plaisent.
 

Le 27 décembre
Petite étape de 40 km pour arriver par une piste a Chllong. Madame Lao Yisrvong, 62 ans, nous accueille chaleureusement dans sa propre maison datant de 1934. Il s’agit la d’une véritable maison d’hôtes.
Pour vivre décemment, elle exerce trois professions : professeur d’anglais au lycée, leçons particulières d’anglais et de français et accueille des touristes.
Elle nous apprend beaucoup sur le quotidien des cambodgiens et un peu sur la période des Khmers rouges. Elle nous a carrément maternes en nous accompagnant jusqu’au restaurant pour passer commande en khmer.

 

Le 28 décembre
Nous avons beaucoup de mal a quitter cette petite femme adorable pour rejoindre Kampong Chham, ville de
130 000 habitants.
Du point de vue cyclo, ce fut la plus belle étape : petite route ombragée le long du fleuve, revêtue au début, se poursuivant par une piste défoncée sur 40 kms. De partout, les enfants nous font toujours la fête.
 

 

A la pause méridienne, nous demandons a des villageois, a l’aide du “G’palemo” et par signes, la possibilité de passer sur l’autre rive, la route y étant meilleure. Ils ne semblent pas comprendre mais voici que comme par enchantement ils nous accompagnent a un embarcadère non visible depuis la piste.
 
Ce jour de repos est mis a profit pour faire “les devoirs de vacances” et nous repartirons des demain matin en direction d’Angkor.
 

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