Lundi nous avons mis du temps a preparer nos affaires pour le grand depart ! Nous n’avons debute les coups de pedales que vers midi. Le soleil est de la partie et le vent absent, c’est le bon moment pour decoller. Maria de l’auberge Abra Ushuaia nous embrasse chaleureusement apres avoir fait une photo.

Ushuaia-05.jpg

3 minutes apres le depart, Jerome s’arrete sur le port d’Ushuaia, la remorque est trop lourde et les sacs lateraux pas equilibres. Nous repartons apres 5 minutes, pour de bon cette fois ci !!

La route qui nous mene vers le village de Tolhuin est belle mais nous devons deja affronter un premier col. Nous le franchissons en fin d’apres-midi sous la pluie. Apres 50 km nous nous arretons dans le minuscule village de Petrel et nous campons derriere le poste de secours avec la benediction de Martin … Martin, sauveteur de garde avec son equipe, nous propose, des le lendemain un mate, des croissants, des escalopes milanaises, une macedoine …. on se quitte mardi a 12H30, le ventre plein et le coeur rechauffe par la gentillesse des gens du pays. Nous avalons les km et parcourons 50km supplementaires, avec le vent dans le dos 🙂

Puis les choses ont ete plus difficiles lorsque le 3eme jour un fort vent d’ouest nous ralentit. Je ne compte plus le nombre de fois ou je suis tombee du velo. Jerome et moi passons une journee a crier, jurer contre ce maudit vent. Au bout de 33 km et de 2H40 d’efforts intenses, nous nous arretons dans un champs. Je suis epuisee mais la beaute du paysage nous fait vite oublier les difficultes de la journee. La pluie fait disparaitre le vent et en fin d’apres-midi une douce lumiere nous reconforte. Je m’endort, videe, dans l’herbe :

Terre_de_feu-02.jpg

La nuit est reparatrice, et nous nous reveillons au son des oiseaux ( buses, perruches … ) quelques vaches et moutons nous observent ! Le vent a pratiquement disparu et nous profitons de cette acalmie pour repartir. Il fait beau et les paysages sont agreables. Puis le vent se leve a nouveau, de face cette fois. Nous redoublons d’effort pour parcourir les 84 km qui nous separent de Rio Grande. La cote Atlantique est superbe, l’eau couleur Emeraude, nous faisons connaissance avec les guanacos. Cette terre, malgre la rudesse de ses conditions meteorologiques nous plait. Les camions nous encouragent regulierement en nous klaxonant. Les Argentins sont des gens tres chaleureux.

Terre_de_feu-03.jpg

Terre_de_feu-05.jpg

Print Friendly, PDF & Email

Comments

comments