Retour en métropole le 30 août. Nous atterrissons à Beauvais, accueillis par une chaleur un peu soudaine, 32 degrés au compteur. Nous remontons les vélos en 2 heures et retrouvons avec joie les petites routes tranquilles de la campagne française.

Notre idée de départ était de suivre “l’Avenue Verte Paris-Londres” depuis Beauvais jusqu’à la capitale. Mais finalement nous la suivrons sur quelques portions seulement, privilégiant parfois les chemins à travers champs et les forêts.

A l’approche de Paris, des portiques empêchant tous véhicules motorisés d’emprunter la piste cyclable du bord de l’Oise nous freine péniblement. Nous devons à plusieurs reprises alléger les vélos des sacoches afin de les soulever au-dessus des barrières … Se rendre à vélo dans Paris devient physique …

Lundi 5 septembre 2016, nous avons passé la nuit à Nanterre et notre hôte dans la capitale nous attend en fin de journée. Nous décidons donc de changer d’itinéraire et de rentrer dans Paris par la Défense afin de découvrir l’Arc de Triomphe et la Tour Eiffel. Il pleut, le ciel est gris, mais rien n’affecte notre enthousiasme. A l’approche de la Défense, les choses se compliquent. La circulation est plus dense, les coups de klaxons plus nombreux. Nous tentons de passer sous un tunnel mais un semi-remorque est coincé et bloque complètement la circulation. Plus haut, un escalier nous bloque également l’accès à l’esplanade. Nous devons rebrousser chemin, toujours sous la pluie. Mais qu’est ce qui nous a pris de vouloir rentrer dans Paris à vélo par un lundi matin pluvieux ? Je me le demande. Jérôme aussi commence à perdre patience.

Finalement nous passons par Neuilly, la circulation est dense mais c’est faisable. Pas de stress … Je pédale en me disant sans trop y croire que nous parcourons nos derniers kilomètres d’une aventure de 14 mois à vélo ! Je sors de mes rêveries et tourne la tête à gauche à un croisement: L’Arc de triomphe est au bout de l’avenue !! Nous sommes dans Paris et je ne m’en étais même pas aperçue. Jérôme qui ne s’est aperçu de rien non plus m’indique qu’il cherche la direction de l’Arc de Triomphe. Je lui réponds qu’il est à quelques mètres seulement sur notre gauche.

Voilà, nous sommes rentrés dans Paris. Joséphine découvre pour la 1ere fois la Tour Eiffel et la trouve plus grande que ce qu’elle imaginait. Whitehorse-Paris en passant par l’Alaska, les États-Unis, le Mexique, l’Irlande. Une aventure qui a été riche émotionnellement, riche de toutes ces rencontres que nous avons fait au bord de la route et qui nous ont changé à jamais. Une aventure humaine à 3 qui nous a soudé et qui restera gravée au plus profond de nous même. Des souvenirs inoubliables mais surtout l’envie de repartir à la rencontre de l’Autre (aux 4 coins de la Terre), si cher à mon coeur.

Comments

comments