La Baja California a été généreuse avec nous; dans les bons moments comme dans les étapes plus difficiles. Pédaler dans le désert fut mémorable, observer les cactus, dormir sous le ciel étoilé comme jamais, être surpris et même un peu effrayés par une bagarre de coyotes à deux pas de notre tente. Les annotations que j’ai posé sur notre carte papier me laissent un sentiment de bonheur; la joie de la rencontre, les sens toujours en éveil, les odeurs, les coups de fatigue comme les regains d’énergie.

Voici donc des extraits de ces notes prises sur le vif:

  • Entre El Rosario et Santa Cecilia: première nuit de camping au milieu des cactus. Lumière du soir sublime et forme de certains cactus complètement poétique …
  • A Villa Jesus Maria: je trouve un peu en catastrophe une chambre de motel car Jérôme est malade !
  • San Ignacio: A la Casa de ciclista, un petit coin de paradis dans une oasis de tranquillité
  • San Bruno: on campe sur la plage sous les palmiers pas très loin de petites embarcations de pêche. Vautours, mouettes et pélicans.
  • A 40 kilomètres de La Paz: A court d’eau, vent de face et grosse chaleur (plus de 30 degrés). On campe avec des travailleurs qui rénovent et agrandissent la route 1. Un couple de Mexicains nous offrent 2 bières brunes, ça fait plus d’une heure que l’on pédale sans eau …

Bref, ce ne fut pas de tout repos mais ça valait vraiment le coup. Maintenant que nous nous reposons à La Paz pour les prochains jours, je me demande si la Baja California est vraiment différente du reste du Mexique comme on nous l’a dit quelques fois. L’impatience de découvrir les autres états du Mexique est présente mais en même temps j’ai le sentiment de vouloir faire durer le plaisir ici.

 

 

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