Nous sommes presque sur le départ car une petite semaine nous sépare de notre départ de Kuujjuarapik. Hier soir, Jérôme et moi ne réalisions pas qu’il nous restait moins de 10 jours à vivre ici. Nous avons presque l’impression d’avoir passé toute notre vie sur cette terre.

Olivier, collègue de Soleica et ami, est arrivé Mardi dans le village. Désormais et jusqu’à notre retour à Montréal, Jérôme et lui travailleront ensemble. Son arrivée a été un soulagement car nous pouvons enfin discuter de notre projet autour d’un verre de vin 😉

Les premiers cartons du déménagement sont prêts, notre remorque est arrivée en début de semaine. La préparation se passe bien sauf peut-être l’espagnol … Je compte sur mon oreille et sur mes bases d’italien pour pouvoir m’exprimer. C’est pas terrible comme technique, je sais … mais j’ai la lointaine impression que la langue latine nous envoutera, une fois perdus au milieu de la “Terra del Fuego”.

En repensant à notre expérience trans-Atlantique, le premier mot qui me vient à l’esprit est EXTREME. Extrême car nous sommes passés d’un extrême citadin à un extrême naturel et authentique, nous avons sauté d’une bouillonnante société multi culturelle à une société autochtone qui malgré les difficultés apparentes dessine son propre chemin. Je vais quitter ce pays, heureuse d’avoir pu découvrir ce monde rude et attachant; cependant l’envie d’y retourner me titille … 15 mois c’est trop court pour pénétrer et comprendre une communauté bien différente de la notre !

Photo: La fameuse remorque

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