Les Bolavens sur un plateau.
Bolavens signifie le pays des Lavens, peuple autochtone de ce coin montagneux.

Le 12 decembre
Apres la plaine, nous attaquons la montagne ; faire du velo en montagne, on sait faire. Par 35 degres, on connait moins !
Sensation inconnue, nous montons progressivement mais sans apercevoir de montagnes, etrange…
Au fur et a mesure de notre ascension, le paysage change : les rizieres font place aux plantations de cafe et de the, la vegetation est verdoyante et meme luxuriante avec l’apparition de fleurs comme le poincettia, l’hortensia et autres fleurs du paradis et hibiscus.

 

L e cafe y a ete introduit par les francais au siecle dernier (cocorico) ; il pousse entre 700 et 1 200 m d’altitude et beneficie d’un climat approprie. Ce robusta Lao est l’un des plus repute au monde et egalement un des plus chers.
En chemin, apparaissent deux belles cascades : Tad Fane (la plus haute du Laos, 200 m de chute) et Tad Gniang.

   


Le 13 decembre

Nous sommes enfin dans un bourgade entouree de sommets dont l’un culmine a 1 569 metres. Puis, nous nous rendons a la cascade Tad Hua Khon, charmant endroit.

Les 14, 15 et 16 decembre
Sur les conseils des laotiens, nous decidons de faire demi-tour car la piste que nous devions emprunter est impraticable : piste defoncee et ponts detruits durant la derniere guerre et non encore reconstruits. Encore une petite montee, puis une piste qui, heureusement, ne fait que descendre.
Nous n’apercevons qu’a peine les villages sur cette piste au travers d’un epais rideau de poussiere et nous pensons au quotidien de ces villageois : poussiere en ete et boue en hiver.
C’est couvert de poussiere rougeatre que nous retrouvons une route revetue qui nous mene vers une nouvelle cascade Tad Lo… et c’est le paradis et nous nous octroyons une journee de repos : paillote en bambou sur pilotis, gazouillis d’oiseau, bruissement de l’eau, le tout dans un parc verdoyant et fleuri.

Petit dejeuner avec du pain et beurre et pancake a la banane nous changent d’un cafe froid pris sur le pouce avec une banane et gateaux secs.
Nous y fetons notre 1 000eme kilometre….

Le 17 decembre
Puree, ca monte encore et cela n’etait pas prevu et enfin la descente : sensation garantie 40 km de descente avec une pointe a 57 km/h.
Nous nous arretons a la derniere cascade Phaxuam Cliff et un nouveau coup de coeur : cabane en bambou, douche a ciel ouvert, la vegetation explose de partout. C’est cela la biodiversite ; des arbres geants dont nous ignorons le nom, aupres desquels nos sapins, meme remarquables du Russey, feraient grise mine.
Partout en chemin, nous croisons des centaines d’enfants, des charrettes remplies de personnes se rendant dans les champs, des femmes charges marchant sur le bord de la route et toujours de nombreux Sabai dii.

Le coeur serre, nous quittons le plateau apres avoir parcouru 370 km et 3 000 metres de denivele (positif). Durant les ascensions, c’est “papa” qui menait le train. De temps a autre, il se retournait “oui, je suis encore la” Memere s’accroche… Mais, dans les descentes…
Ce sejour nous aura aussi permis de rencontre deux couples de cyclos hollandais mais en sens inverse. L’un parti pour six mois en Asie depuis la Chine jusqu’au Vietnam, cela nous donne des idees… L’autre parcourait le sud du Laos en trois semaines. Nous avons egalement passe une soiree avec un jeune couple de francais parti pour un an en routard a travers l’Asie. Ils etaient a mi parcours.
Demain, nous entamerons la descente sur Champassak sur les rives du Mekong.

Quelques illuminations ca et la nous rappellent que c’est bientot Noel. De tout coeur, et d’ores et deja, nous vous souhaitons de tres joyeuses fetes de fin d’annee.

Comments

comments