De retour a Uyuni, on est en forme et prêts a repartir, en vélo cette fois. Nous quittons donc Uyuni après 24 heures de repos et par une journée très ventée. Tiens, ça faisait longtemps que le vent n’avait pas fait parler de lui. Nous reprenons notre rythme de croisière parmi les rafales et la poussière. A notre gauche, le plus grand salar du monde … on le voit a peine a cause du sable. La voie de chemin de fer longe la route et on emprunte une “voie” utilisée par les cyclistes boliviens au bord des rails. On parvient a Colchanie après 3 heures d’effort et seulement 22 km : La Bolivie en vélo ça promet !! On s’arrête dans un hôtel de sel. Le bâtiment est beau, il est tenu par un jeune couple (25 ans) et leurs 2 enfants : Camilla 4 ans et Mayel 2 ans. Malgré les apparences, les conditions de vie du couple sont difficiles: l’hôtel est vraiment froid (pas de chauffage bien sur), pas d’eau courante. Mais pour égayer le tout ils ont une vigogne domestiquée !! Je ne pensais pas qu’une vigogne pouvait s’apprivoiser. Toujours est-il que la vigogne en question est un animal intelligent et sait parfaitement ou se trouve la nourriture. Le soir, alors que le couple est sorti, la vigogne parvient a ouvrir la porte de l’hôtel et se dirige droit dans la cuisine. Elle fait un véritable carnage et se régale de carottes, échalotes, biscottes …. Jérôme essaie de la faire sortir, sans succès: la bête lui crache dessus et ça pue !! Âpres 20 minutes on réussi enfin a la faire sortir du bâtiment mais le mal est déjà fait dans la cuisine !! Lorsque le couple revient on leur explique ce qui s’est passe, on leur montre l’étendue des dégâts: ils sont morts de rire …

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Après une nuit réparatrice, nous prenons le chemin qui nous mène au Salar d’Uyuni. On découvre cette immensité blanche, ces petites montagnes de sel. On a l’impression de rouler sur la banquise, une banquise de sel ! C’est déroutant et impressionnant. En chemin, on rencontre un couple de Grenoble (évidement !) en voyage depuis 1 an 1/2 et qui ont loue des vélos pour traverser le salar en 2 jours !! On partage café et biscuits, on discute des montagnes de l’Amérique du Sud. Il faut bien être français pour faire du vélo sur le Salar !!

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On s’amuse a faire des photos en utilisant la profondeur de champ : (photo realisee sans trucage)

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Le soir on campe sur l’Isla Incahuasi, un rocher au milieu du salar ou les cactus poussent depuis un millénaire. Il y a des grottes sur l’ile et certaines recueillent des momies Inca. Le coucher du soleil sur le salar est émouvant.

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Le lendemain, nous prenons la direction du volcan Tunupa et du village de Coquesie au pied du géant.

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On arrive vers 15h, on laisse nos vélos et nos affaires dans un “hostal” et on part sur les pentes de la montagne. On plante la tente a 4000 mètres après 1h30 de montée. La vue sur le salar est chouette, on prend conscience de toute sa dimension. Le lendemain on poursuit notre ascension et on arrive a 13h30 sur la partie la plus basse du cratère (4800 mètres). Le volcan est rouge, blanc, jaune …

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Puis nous entamons notre descente, on observe en route des viscaches (marmotte locale, mélange d’un lapin et d’un écureuil). On fait un détour par les “Chullpas” du village. Ce sont des grottes qui abritent des momies. L’entrée de la grotte est fermée mais on aperçoit quand même un squelette dans la pénombre … En arrivant a l’hostal, on a la mauvaise surprise de découvrir que nos affaires ont été fouillées et notre archos a disparu ! C’est dommage, la fin de soirée est gâchée et on oublie les superbes moments sur le volcan Tunupa.

On est content de quitter l’endroit le lendemain matin, le propriétaire de l’hostal refuse presque de nous donner de l’eau : quelle gentillesse avec les cyclistes !!! Notre route nous emmène au Nord a Salinas de Garci Mendoza. Elle longe le volcan, on traverse des villages, des hameaux, des champs de quinoa, des troupeaux de lamas. La route n’est pas si difficile que ce qu’on craignait , on aime beaucoup …

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En fin d’après-midi on arrive dans la petite ville de Salinas de Garci Mendoza. C’est un jour de fête et on se retrouve au milieu d’une parade un peu par hasard. 40 personnes sont autour de nous, les gamins touchent et regardent toutes nos affaires, une femme nous offre un verre d’alcool rose ! On le boit cul sec … on se fraye un chemin parmi les festivaliers. La fête a commence depuis un bon moment vu la démarche titubante de certains ! Le soir, on observe la fête sur la place centrale. Il y a 2 fanfare, les gens dansent en couple, ils sautillent, une bouteille de bière a la main. Les femmes portent leurs plus beaux vêtements : jupes et châles en paillette. On achète une bouteille de bière et on la partage avec les musiciens de l’une des 2 fanfares. Les gens sont beaucoup moins réserves qu’a l’habitude et on se sert la main !!

Nous on se couche assez tot mais la fete dure toute la nuit, on s’endort au son de la fanfare. Le lendemain matin il y a foule sur la place, beaucoup de Boliviens s’etaient deplaces a Salinas pour faire la fete et maintenant ils font la queue devant le local d’autobus pour acheter une place.

On décide de tester un nouveau mode de transport pour rejoindre Oruro distant de plus de 200km : le camion Bolivien. On se prépare a faire 6 heures de voyage a l’arrière d’un camion avec 30 autres personnes : bébés, enfants, jeunes, hommes, femmes, grand-mères et grands-pères … c’est franchement folklorique ! On est donc entasses, secoues : j’ai l’impression d’être une réfugiée ! Jérôme a l’impression d’être déporté ! En route, on essaye de dormir, on se protège de la poussière sous des couvertures en polaire. Il y a tellement de sable que les cheveux des gens ne sont plus noirs mais gris ….

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On arrive a Oruro a la tombée de la nuit, on tourne un peu avant de trouver un hôtel avec de l’eau chaude : en effet on a vraiment besoin d’une douche, je n’ai jamais été aussi sale que maintenant.

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