De retour a Bariloche, nous sommes impatients de récupérer nos cartons. Le passage a la douane est obligatoire si on ne veut pas attendre davantage … les choses ne se passent pas comme prévu, une fois de plus. En effet, des notre entrée dans le petit bureau plein de cartons, le douanier nous annonce qu’il y a un problème car nous devons payer non pas 10%, ni 25% mais 50% du cout total déclaré !!! On en tombe presque par terre. Le douanier fait un calcul apparemment complique sur sa calculatrice et nous assomme, heu non nous annonce un cout de 1200 pesos. Nous n’avons pas retire assez d’argent, nous ne pensions pas devoir payer autant. J’essaie de négocier les frais a 900 pesos, sans succès. Le douanier est intraitable ! Nous allons retirer les pesos nécessaires puis de retour au bureau de la douane, les frais s’élèvent a 1060 pesos. On a eu droit a un petit rabais malgré tout, ouff !!! Après avoir payé le douanier qui oublie presque de me rendre la monnaie, il sort son cutter et d’un air grave il annonce ” Je suis douanier et j’ai droit d’ouvrir les cartons ! “. On le laisse faire, pas de fromage ni de vin dans les affaires, pas de plantes vertes ni de drogue non plus, il nous laisse repartir.

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Il fallait évidement que l’histoire ne se finisse pas de cette façon, la commande que nous avions fait en Allemagne a été mal préparée et nous nous retrouvons avec 3 pneus de 26 pouces et 1 pneu de 28 pouces ( bien trop grand pour nos vélos ! ).

Jérôme installe donc les 3 pneus et je garde a l’avant mon “vieux” pneu de 2200 km !

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Nous passons une journée a essayer de vendre aux boutiques de vélos de la ville nos anciens porte-bagage, le pneu neuf de 28 pouces et une partie de la remorque qui a été envoyée il y a bien longtemps par le constructeur !! On revend toutes nos affaires usagées sauf la remorque évidement. Comme dirait Julien Leblay, c’est la malédiction de la remorque Polonaise.

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Nous quittons Bariloche après plus de 10 jours d’attente, sous un ciel gris. Notre route longe le Rio Limay ou plusieurs bateaux de pêcheurs se laissent entrainer par le courant. C’est tout un sport !!

Puis nous découvrons des montagnes couleurs ocre, brun et rose. Des “tours” nous dominent, on pédale le nez en l’air, c’est la première fois que l’on voit de telles masses avec ses formes étranges.

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Après une quarantaine de km, nous bifurquons vers l’Ouest, la route est prometteuse, pas d’asphalte mais le panorama est l’un des plus beaux que nous ayons vu depuis le début de notre voyage. Nous sommes dans le parc Nahuel Huapi, immense et sauvage !

Après 3 jours, nous arrivons a Villa Traful au bord du lac du même nom. Le village se résume à 2 épiceries et une station essence. Nous ne pensions rester qu’une nuit ici mais le Cerro Negro nous appelle. Le cerro Negro est un volcan éteint et culmine a 1999 mètres. Nous partons a sa découverte par une belle journée ensoleillée. Le chemin est agréable, on domine le lac et les chaines de montagnes.

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Sous le sommet, des chevaux coulent des jours paisibles dans une sorte de “vallée” enchantée ! On est sous le charme. Du sommet, on voit même le volcan Osorno que nous avons tant aime découvrir !

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En quittant Villa Traful, un énorme chien noir ( quand je dis énorme c’est qu’il ressemble davantage a un ours qu’a un canin ) nous suit . Il sera notre compagnon de route sur les 5 premiers km, a 3 on ne passe pas inaperçus.

En route, nous achetons du pain et de la confiture a une dame qui vit seule dans la foret. Son compagnon, un chat dort profondément a cote du poêle de la pièce principale de sa cabane. Lorsqu’on lui annonce que nous aimons beaucoup l’Argentine, elle nous offre 2 belles plumes d’autruche en guise de souvenir 🙂

Nous remontons ensuite une vallée très verdoyante, passons un col “El Portezuelo” a 930 mètres puis descendons en direction de San Martin de los Andes. La route ensablée n’est pas facile mais nous avançons petit a petit. Nous faisons une halte au pied du Cerro Falkner. Le soleil est toujours la, on en profite au maximum.

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On est accueilli le lendemain matin par un chat blanc qui cherche un peu de chaleur dans notre tente.

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A 50km de San Martin, on est a nouveau sur une route asphaltée peu empruntée. La route est belle mais le vent se lève et les 15 derniers km (de descente) sont difficiles. En effet, le vent assez violent et de face nous ralentit. Il nous ralentit tellement que nous devons parfois stopper net les vélos, aveuglés par le sable soulevés en tourbillons au bord de la route !

Nous arrivons tout poussiéreux a San Martin ou nous trouvons une auberge juste avant que la pluie ne se mêlé aux bourrasques. Sommes nous de retour en Terre de Feu ??

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