Après un super séjour parsemé de visites intéressantes, bonnes bouffes et rencontres sympa a Cusco, on décide de lever le camp après 1 semaine d’inactivité.

Départ difficile car ça monte et il fait chaud, mais on s’en fout car c’est ce qui suit qui est intéressant… On passe une superbe journée en évoluant aux bords de champs bien verts, de taxis – vélo – pouspous avec qui on sympathise, mais la n’est toujours pas l’important, on continue donc.

Le soir on s’installe a un col a 3700 mètres face a une superbe vallée encaissée. On se réjouit car le lendemain il y a une descente de 2000 mètres, un truc d’enfer… On va suivre la route décrite dans le formidable bouquin de Patrick Cauvin intitulé “C’etait le Perou“. Je vous conseille sa lecture si vous voulez vous plonger dans le Pérou véritable dans une aventure rocambolesque a bord d’une voiture déglinguée…

On s’endort donc sur nos 2 oreilles, quoique des feux de forets se font voir au loin dès la tombée de la nuit, ça serait bête de finir grilles sous la tente, j’en ai pris des photos, en lisant la suite vous comprendrez pourquoi je ne l’affiche pas ici.

Sommeil de plomb suite a cette journée de reprise difficile.

“Policia abrir la carpa”, tiens je rêve en espagnol maintenant ? les vélos attaches en dehors de la tente se cabrent car on essaye de les barboter ! Ça sent maintenant plus le cauchemar que le rêve, je sors la tête et aperçois 4 abrutis munis de lampe torche se prétendant être de la police … Je lance un “no te creo” complètement crétin vue la situation, c’est évident que ce ne sont pas des policiers.

Nelly sort comme une chatte de la tente pour défendre nos montures avec succès puisque les vilains reculent, moi je cherche toujours a enfiler mon phalsard qui se trouve je ne sais ou.

Ils sont 4, la description qu’on pourrait en faire se rapprocherai de Joey Starr, la puanteur en plus, ça sent le pied, infect, répugnant, sordide !

 La suite serait délectable, Malheureusement, je ne peux Pas la dire, et c'est regrettable, Ça nous aurait fait rire un peu ;

On peut simplement résumer la suite par un jeu de chat et souris, moi dans le rôle de la souris qui essaie de cacher les choses sous la tente, et dans le rôle du matou puant ; le “chef”, qui essaie de rentrer dans la tente pour nous délester de quelques affaires. Autant Tom et Jerry c’est drôle, Jerz et Joey sous la tente ça l’est moins.

On se fait donc chouraver de l’électronique, quelques trucs sans importance, puis l’argent et les cartes. On arrive a négocier pour garder le reste (vélo, tente etc), mais c’est pas mal tendu quand même, sont pas menaçants les macaques, mais sont armes de couteaux et soit disant d’un prétendu pétard.

L’affreux a donc insiste plus d’1 heure pour rentrer dans la tente, j’ai pu le repousser, pendant que Nelly gardait les bicis. Pourtant quand on voit la tente il apparaît évident qu’il y a 2 entrées … bref ce qu’ils n’ont pas vole était cache dans l’autre entrée … Pendant que je discutais shopping avec le “chef”, les 3 autres andouilles fouillaient dehors tels des gorets cherchant des truffes, ça a fonctionne puisqu’ils ont trouve l’Ipod et le passeport de Nelly que j’avais balance espérant que la noirceur de la nuit (pas de lune) les protège …

Voila que les 4 daltons nauséabonds s’en vont, ils ont décroche la cagnotte, on a garde les vélos … on se contente comme on peut.

Voila, plus qu’un vol ça met en évidence que notre manière de voyager ne correspond plus aux pays dans le quels on se trouve, les policiers nous disent qu’il faut dormir dans l’enceinte des gendarmeries (on a rencontre un cycliste Mexicain qui s’est fait piquer son Ipod dans une gendarmerie il y a 3 semaines) , que la route que l’on voulait prendre par la suite est le théâtre de grand banditisme, sisi, celui avec un tronc au milieu de la route, des affreux sous des cagoules, et tu finis en slip (si tu en portes, sinon c’est le film d’horreur). Faut donc se méfier de tout et de tout le monde, ne parler a personne, porter 2 slips au cas ou, bref on prend le bus pour Lima, on refait nos papiers et on réfléchit a notre manière de voyager : va t on s’acheter un pitt bull, prendre une carte au parti des gendarmes Péruviens, voyager nus, devenir voyageurs immobiles sur un vélo d’appartement a Lima, devenir brigands a notre tour pour patauger dans la vengeance ?

Pour le moment on se fait une tartiflette a Lima, et on suit le festival du film a la con…

 

 

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