Kampong, Angkor… et Angkor
Délaissant le Mekong, nous suivons la route partant de Kampong Chham, Kampong Tma, Kampong Thum, Kampong Kdei et enfin Angkor (Siem Reap).
Au début, une petite route tranquille se transforme brutalement en une piste défoncée, dans un environnement désert.

Puis, nous traversons des forets monotones d’hévéas. Par souci de rentabilité immédiate, des investisseurs étrangers ont fait procéder a la déforestation pour planter cet arbre ; cette monoculture est une véritable hérésie d’un point de vue écologique.

Le dernier jour de l’année, nous finissons par une petite étape de 35 km vers Kampong Thum, ou nous espérions trouver de l’animation pour la Saint Sylvestre. En définitive, nous nous sommes retrouves en tête-à-tête dans un restaurant vide avec quatre serveurs a notre disposition. La fête se termina a 21 heures !

Tout au long du parcours, le paysage de rizières et de palmiers “boule” nous enchante et agrémente notre route, sans cesse ponctuée de saluts amicaux dans les villages.

Nous avons pu nous rendre compte de tout le travail lie a la culture du riz. L’heure est a la récolte, le riz est mis en gerbe puis transporte le plus souvent par des charrettes tractées par des boeufs. Puis, une batteuse passe de maison en maison pour séparer le grain de la paille. Enfin, le riz est mis a sécher au soleil et au bord de la route.

  

Nous apercevons un “éléphant bleu” ou “moto wash” et nous offrons un nettoyage complet a nos vélos très poussiéreux.
Une dame, qui semblait être la patronne, nous interroge sur notre périple. Au moment de régler, celle-ci nous dit que c’est gratuit et que ce service nous est offert en guise de bienvenue dans son pays. Cela nous émeut et laisse a méditer.

Peu avant Siem Reap, nous traversons un village entier de sculpteurs martelant la pierre pour en faire des statues de Bouddha, apsaras et autres.

L’arrivée dans la ville a été des plus folkloriques, tant la circulation était intense : véhicules en tous genres, circulation a contre sens…

La cite d’Angkor, symbole de l’aboutissement de l’art Khmer, est une inestimable foret de pierres, un monstre architectural de 400 km2 classe au patrimoine mondial de l’humanité. Lors d’un précèdent voyage, nous en avons la visite guidée pendant trois jours. Ce fut éblouissant.

Cette halte nous permet de peaufiner notre prochaine étape qui est de rejoindre Battambamg, deuxième ville du Cambodge en bateau. Il semblerait que cette ballade, d’au moins cinq heures a travers des forets immergées, de villages lacustres sur le lac Tonlé Sap et sur des chenaux soit la plus belle du pays (cf. Guide du Routard).

A présent, il nous tarde de retrouver nos amis de l’Association Française Solidarité Cambodge, association qui soutient des familles les plus démunies, Nous y resterons une bonne semaine.

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