Immersion dans le coeur du Laos.
La ballade a MA HA XAI, magnifique vallee karstique, valait vraiment le detour. L’erosion y dessine des formes uniques appelees “pains de surcre”.

Le 2 decembre est le jour de la fete nationale au Laos, ce qui n’empeche pas les gens de travailler puis de danser et faire des karaokes tonitruants jusqu’a une heure avancee de la nuit.

Le lendemain de bonne heure, depart plein sud par une piste longeant le fleuve. Apres 40 km, nous nous trouvons a NONGKOM d’ou nous devions rejoindre la route principale selon notre carte. Seulement voila, cette jonction n’existe pas sur le terrain… Renseignements pris aupres des autochtones nous indiquant tous des directions differentes, nous faisons une derniere tentative dans une banque. Nous y rencontrons un couple, lui allemand et elle laotienne, qui nous confirme d’emblee que cette jonction n’existe pas. Devant notre desarroi, ils nous proposent de nous accueillir chez eux dans un village situe a 6 km. Une autre solution s’offrait a nous qui consistait a continuer sur la piste le long du Mekong sur encore 60 km.
Vu la chaleur et notre desappointement, nous avons accepte l’invitation.
En chemin, nous traversons une riviere sur un bac.

Arrives chez eux, ils nous installent et nous emmenent dans leur jardin d’environ 3 hectares ! Horst nous donne la plus belle lecon de connaissances botaniques : bananiers, ananas, papayes, bambous, tecks. Nous faisons connaissance avec des membres de leurs familles.

Dans ce village, aucun touriste ne s’y aventure compte tenu des acces difficiles en cette saison et impossibles pendant la mousson. Ils nous apprennent beaucoup sur la vie des Laos : le rapport au temps qui ne pas le meme que pour nous, les conditions extremes de pauvrete (salaire moyen 30 Euros par mois), de sante (non respect des regles elementaires d’hygiene) ce qui explique que l’esperance de vie est de 53 ans ici. Pour completer, il faut savoir que l’ecole est gratuite les six premieres annees, puis payante entrainant un faible niveau d’education. Pourtant, toutes les personnes rencontrees sont souriantes et accueillantes.

Le lendemain, Horst et Souni, ayant prevu de rentrer en Allemagne, nous proposent de nous emmener a SAVANNAKHET, prochaine etape de notre periple. Vu l’etat de la piste, completement defoncee et les petits ennuis intestinaux de Christian, cette proposition est une aubaine.

A l’arrivee, sur la place du marche, nous prenons conge avec emotion de nos nouveaux amis en nous promettant de garder le contact.

Horst et Souni nous ont offert le gite, les repas et le transport comme pour des amis de longue date. Cette rencontre due au hasard, nous remplit de joie et nous fait penser que “tout n’est pas foutu”.

Prochain rendez-vous : impressions sur SAVANNAKHET.

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