Voici quelques pistes pour se faire héberger lors de voyages à vélo, et d’autres pour éviter les petits désagréments que le voyageur solitaire, ou en couple peut rencontrer. Nos commentaires sont basés sur nos expériences de voyage en Amérique du nord et du sud.

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Hébergement chez l’habitant

Il a notre préférence, pas parce que c’est gratuit comme on le lit ici et là, mais parce que c’est bien le meilleur moyen de rencontrer les gens et de comprendre leur vie quotidienne. On a pu rencontrer des centaines de famille de cette manière. Il y a eu de vrais échanges entre eux et nous, des discussions hyper enrichissantes, des réflexions autour d’un repas, des sorties et des visites ensemble à pieds ou à vélo. Dormir chez l’habitant a aussi, à notre grande surprise, initié des amitiés comme à San Diego en Californie (Chris), et au Mexique à Guadalajara (Tino) ou encore Morelia (Carlos). Bref nous avons réellement eu l’impression d’avoir partagé des fragments de vie avec nos hôtes et par la même un peu mieux compris la réalité du lieux.

1. Warmshowers

La communauté Warm Showers est un système d’échange gratuit d’hébergement entre cyclo-randonneurs à travers le monde. Les personnes qui souhaitent héberger des cyclo-randonneurs s’inscrivent et fournissent un moyen d’être contactés pour de temps en temps héberger quelqu’un et partager le récit de ses aventures autour d’un verre.

Pour se faire héberger, rien de plus simple : on s’inscrit, puis on peut contacter des hôtes sur la route prévue, et leur demander s’ils sont disponibles pour nous héberger. On s’y prend un peu a l’avance en général (une semaine). Quand on peut, on ramène un petit cadeau. On appelle toujours nos hôtes avant d’arriver pour confirmer une heure de rendez vous. Ça fonctionne dans beaucoup de pays, c’est gratuit, les dons sont encouragés et acceptés ici. Pour finir il existe une application pour smartphone qui fonctionne bien.

Egalement, on peut héberger des gens chez nous si on a de la place : on définit alors ce que l’on peut mettre à disposition (lit, jardin, cuisine, etc…) puis les voyageurs peuvent venir. C’est toujours un moment d’échange assez intense et très intéressant, tous les profils sont présents sur le site, c’est très enrichissant. On peut bien sûr se définir comme “en vacance” quand on ne peut héberger, il n’y a donc aucune obligation, c’est très flexible.

2. Autres sites communautaires pour se faire héberger

Il existe plusieurs autres site, pas “reservés” aux cyclistes, mais ouverts à tous types de voyageurs

  • Couchsurfing “Séjournez chez l’habitant et rencontrez d’autres voyageurs”
  • The hospitality club “Notre but est de faire en sorte que les gens se rencontrent (visiteurs et hôtes, voyageurs et habitants).”
  • Le Cyclo Accueil Cyclo (CAC) ” Le “Cyclo-Accueil-Cyclo” (CAC) est une liste de personnes volontaires pour héberger (un endroit pour dormir et une douche) les cyclo-voyageurs qui passeraient par chez eux.”
  • Japan cycling : Hébergement au Japon.

Il en existe d’autres, plus centrés sur un pays par exemple.

3. Toc toc … “peut on dormir chez vous” ?

Une autre solution est d’aller frapper chez les gens, laisser la timidité sur le vélo, avec votre plus beau sourire, un air un peu fatigué quand même. On demandait de l’eau par exemple, ça nous laissait le temps de nous présenter. Si le courant passe, un petit “Peut-on camper dans votre jardin ?” passe dans 90 % des cas.

En Amérique du sud, ou Mexique on allait chez les gendarmes, pompiers, policiers, écoles, églises : c’est une pratique commune dans ces pays. Demander l’autorisation vous assure une tranquillité d’esprit.

 

Camping sauvage !

c’est aussi un moyen de passer les nuits que nous apprécions beaucoup.

Pas grand chose à dire si ce n’est qu’il vaut mieux être sur le terrain de personne… Cacher sa nourriture s’il y a des animaux sauvages, vérifier la marée si on est en bord de mer, jamais à proximité immédiate d’un torrent ou d’une rivière, on ne fait jamais de feu.

C’est parfois la seule solution dans les régions éloignées ou désertiques mais c’est la promesse d’une nuit étoilée comme jamais …

Hôtel / Camping / Auberges

Exténués d’échanger avec vos hôtes warmshowers et de vous coucher à minuit ? insécurité dans la rue? malade ? Ces solutions payantes ont le mérite de vous laisser tranquille dans votre chambre…

Les hébergements se trouveront sur place, dépendamment de l’endroit on demandera ou on ira à l’office de tourisme. En général on est mieux tombé en demandant aux gens dans la rue : les conseils avisés nous ont évité des endroits bruyants, ou encore on s’est fait inviter à la maison…

Nous avons aussi utilisé à plusieurs reprises airbnb

 

Nos erreurs

En espérant qu’elles peuvent servir à d’autres

  • Ne jamais se cacher pour dormir dans les pays relativement pauvres : éviter le camping sauvage.
    Pérou près de Cusco, arrivés à un col qui allait nous faire descendre de 1000 mètres le lendemain, on voulait prolonger le plaisir de la vue, du crépuscule et passer une soirée tranquille au milieu de cette belle fôret, on a dérogé à notre règle de demander l’hospitalité aux habitants, pourtant distants de 1 kilomètre seulement, on s’est bien caché au bord de la route, mangé et endormis sur nos 2 oreilles.
    On a eu un charmant réveil vers minuit : 4 brigands on essayé de nous voler les vélos, ce à quoi on s’est opposés. Après 2 heures de discussions ils sont repartis avec nos affaires de valeur (cartes de credit, appareils photos, passeports…) Une sacré frousse qui se termine bien heureusement. a lire ici . Cela n’a pas été la seule raison, mais ça a mis un terme à notre voyage.
  • Si on est sur un terrain privé, toujours demander l’autorisation de camper.
    Il fait nuit ? Il pleut à torrent ? Ça fait rien: demandez pour poser la tente. c’est aux USA cette fois-ci que les propriétaires sont venus nous voir pour nous demander “ce qu’on foutait la” alors que l’on venait d’arriver… La délation existe : se cacher ne fait qu’augmenter les risques. Ça s’est toujours bien finit mais les interrogatoires peuvent être intimidants.
  • Hôtels et auberges : surveiller les affaires
    J’avais l’habitude de laisser la bouteille d’essence mal-odorante en dehors de la chambre d’hotel pour des raisons de santé et de sécurité. Elle a un beau jour disparu au fin fond du Mexique : on nous a expliqué que le dehors de la chambre est du “domaine public”…à tout malheur quelque chose est bon, on a fabriqué un réchaud nous meme

 

Références

Dormir

 

 

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