Oruro (fondée en 1606 comme centre minier / environ 400.000 habitants / 3700 mètres d´altitude) est notre ´première´ ville Bolivienne. A première vue le centre est agréable, il y a 2 places centrales plutôt ombragées. Certains bâtiments ont une architecture coloniale et nous rappellent un peu le centre de Salta en Argentine. Cependant le trafic est important et les règles du code de la route bolivien restent floues, en effet, a chaque croisement les conducteurs klaxonnent pour prévenir de leur arrivée … les priorités a droite ne sont donc pas de rigueur ici ! Aux heures de pointe nos oreilles sont vite fatiguées de ce brouhaha incessant. La ville ne nous semble pas vraiment au point au niveau ´touristique´ et nous tournons, tournons autour de l´une des 2 places centrales avant de trouver ´l´unité touristique´ ou seules quelques plans de la ville sont disponibles. L´un des principaux attraits d´Oruro est son carnaval classe par l´UNESCO au patrimoine mondial culturel et pendant les festivités qui ont lieu au mois de Février, des milliers de touristes de toutes les origines viennent admirer les costumes et surtout les masques énormes des danseurs. Mais la cite n´attend pas le mois de Février pour faire la fête et a l´heure ou j´écris ces quelques lignes, les fanfares et les cortèges défilent dans la rue. Aujourd’hui´hui on a droit a des défilés, hauts en couleurs, d´hommes travestis et de diables en tout genre !!! (désolée, on était pas au courant et on n´a pas pris l´appareil photo avec nous … )

Nous décidons de laisser nos vélos et nos affaires a l´hôtel et de faire un tour, en bus a Potosi et a Sucre. Un ´petit´ détour de 600 km qui nous laisse pleins de souvenirs ! Potosi (fondée en 1545 pour exploiter les richesses -argent entre autres – du Cerro Rico / environ 140.000 habitants / 4070 mètres d´altitude, ville la plus haute du monde) nous surprend agréablement par son architecture, véritable musée a ciel ouvert, chaque façade du centre ville a une histoire a raconter. Les murs sont rouges, bleus, jaunes, oranges …. les balcons en bois, les églises plus impressionnantes les une que les autres. Potosi est de loin, la plus jolie ville que nous ayons visite jusqu’à´a maintenant en Amérique du Sud. L´afflux touristique se mêle parfaitement au flot des citadins et ce mélange donne une ambiance décontractée, culturelle, vivante et agréable. On prend plaisir a se balader dans les rues piétonnes, a boire un jus d´orange fraichement presse par les vendeurs ambulants sur la place. En bref, le rythme est tranquille … on aime beaucoup !

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On passe une demi journée a visiter l´une des mines du Cerro Rico, un moment intense et fort, dans tous les sens du terme. En effet, via une agence de tourisme, on se retrouve habilles de la tête aux pieds comme des mineurs, on fait un détour par le marche pour acheter dynamite et feuilles de coca (présents faits aux mineurs) et on se retrouve plonges dans l´univers hostile des mineurs de Potosi. Plus que la chaleur, la poussière devient vite insupportable. On s´enfonce dans les entrailles de la montagne exploitée au maximum. On discute avec des mineurs qui travaillent 6 jours sur 7, 10 heures par jours. La bouche pleine de feuilles de coca, on a du mal a les comprendre. Les conditions de travail sont vraiment très très difficiles (et je pèse mes mots), et la santé des mineurs demeure fragile car exposée aux maladies pulmonaires, digestives et mentales. Ainsi on apprend que l´espérance de vie des mineurs ne dépasse pas 45 ans et qu´il y a eu (déjà) 15 décès depuis le début de l´année …. Une plongée dans l´univers d´un ´Germinal´ Bolivien que l´on est pas prêts d´oublier.

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Par contre, et contrairement aux échos d´autres voyageurs que nous avions eu, nous avons été très déçus par la visite de la Casa de la Moneda. On a trouve ça d´un ennui …. !!! En bref 2 jours à Potosi et la rencontre de 2 suisses dans un café. Ayant entendu leur ´accent suisse-français´ je me suis adressée à eux dans l´espoir d´échanger mon livre, fini depuis bien longtemps. J´ai mise juste car l´un des 2 a effectivement un livre à échanger mais plus intéressant encore est leur parcours. Travaillant tous les 2 pour ´Médecins du Monde´, ils ont éclairé notre lanterne sur les problèmes politiques que traverse la Bolivie.

Sucre (Capitale constitutionnelle de la Bolivie, ville Blanche fondée en 1539 / environ 247.000 habitants / 2740 mètres d´altitude). La ville de Sucre nous étonne car c´est une ville beaucoup plus occidentalisée que Potosi ou Oruro. En effet, il y a plus de gros véhicules, des magasins de vêtements, chaussures, appareils photos, des boutiques pour les touristes aussi. Le contraste entre la population aisée qui vit et travaille comme en Europe et la population autochtone (y compris les enfants) qui mendie toute la journée dans les rues du centre ville. On est mal a l´aise car sollicites très souvent ….

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A Sucre on découvre l´art du tissage chez les communautés Indigènes de la région, la signification des costumes et des masques portes pendant les festivals et fêtes du pays. Notre impression du pays est que la Bolivie est un peu difficile a ´apprivoiser´ (terme a ne pas prendre dans le sens négatif) mais sa richesse culturelle et folklorique en font une contrée, malgré tout, attachante.

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