De Battambang à Phnom Penh
Nous quittons à regret Battambang et l’A. F. S. mais nous les reverrons dans la capitale.
Initialement, nous pensions effectuer ce trajet en train. Il semblerait que ce soit un voyage folklorique et très lent, plus de douze heures pour 300 km. Arrives à la gare pour prendre les billets, quelle ne fut pas notre surprise, les guichets sont clos depuis longtemps, la gare est quasiment à l’abandon et le train ne circulerait qu’une seule fois par semaine. Eh bien soit, nous pédalerons… 300 km ne nous font plus peur.

De magnifiques paysages de rizières, enfin verts, égayent notre parcours. Nous ne nous en lassons pas. Mais, bon sang que c’est plat… Notre moyenne s’en ressent, plus de 22 km/h. Nous apercevons de temps à autre la voie ferrée, une seule voie et peu entretenue.

Profitant d’une journée de pause à Kampong Chnang sur le Tonlé Sap, nous nous imprégnons des superbes paysages campagnards. Toujours des rizières entrecoupées de beaucoup d’arbres. Des villages pittoresques s’offrent à nous : village de potiers et villages de pêcheurs.

Sur la route menant à la capitale, nous nous arrêtons à la colline des trois stuppas (tombes) se détachant sur les rizières. Le plus haut des stuppas a retenu notre attention par son aspect monumental ; il a été offert par l’ancien roi Norodom Sihanouk. C’est un lieu de dévotion très populaire. En décembre 2002, plus d’un million de cambodgiens se sont déplacés pour son inauguration. Au pied des collines, une aire de repos aménagée pour les pèlerins nous a attire pour une petite sieste.

Le lendemain, entrée triomphale dans Phom Penh au milieu d’une circulation intense déjà ressentie a plus de 10 km. Fini la campagne, des engins de toutes sortes se déplaçant dans tous les sens.

Le compteur affiche 2 500 km depuis le départ de Vientiane au Laos. Nous arrosons sobrement cela et déjà, nos mollets sont prêts à repartir vers d’autres horizons….
 

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