Après l’afflux des camping-cars et autres véhicules récréatifs des Rocheuses, nous trouvons un peu de tranquillité à Golden et Revelstoke. Les librairies, cafés ne manquent pas, l’ambiance est agréable malgré la pluie. On mange la meilleure baguette du pays dans la boulangerie “La baguette” à Revelstoke. On se détend dans la piscine d’eau salée et chauffée, une pause en vélo nous permet d’admirer le paysage et d’imaginer le sommet des montagnes embrumées.

Puis on trouve beaucoup de grillons et de chaleur dans la région d’Okanagan, véritable jardin fruitier de la province. A Vernon, Joséphine tente une cascade dans la voiture à 21 heures. Elle se fait mal au bras (ou à l’épaule on ne sait pas), direction les urgences. On met 1/2 heure à retrouver sa carte d’assurance santé qui était au fin fond de la valise, au fin fond du coffre ! Finalement après deux radios, on a la certitude que rien n’est cassé. Le coude s’est démis et remis tout seul: ah la souplesse à cet âge ! Retour à 1 heure du matin au camping.

Vancouver se fait attendre, 40 km avant de rejoindre la ville, nous sommes déjà coincés dans les bouchons !! On est samedi, il est 15 heures. Comme à notre habitude, nous arrivons les mains dans les poches. Sans réservation il s’avère difficile de trouver une auberge ou un hôtel. Après 1 heure de recherches un nid est déniché, ce nid nous offre une superbe vue sur les buildings vitrés du centre-ville. Vancouver est très agréable et nous la découvrons en vélo entre les plages et le parc Stanley, le port et le marché de Granville. Vancouver = coup de coeur !

Deux heures de traversée en ferry et nous posons le pied sur l’île de Vancouver, plutôt sauvage au Nord. Campbell river et Port Hardy nous offrent le spectacle des lapins et aigles chauves. Le 1er septembre, nous nous levons avant l’aube afin de prendre un ferry (encore) et quelle traversée … !! Inside Passage nous fait cadeau du spectacle des orques qui nagent dans le sillon du mastodonte, du phoque curieux qui vient voir qui est présent aujourd’hui sur le bateau ou des sauts plein d’énergie des saumons. La faune abonde dans les fjords de la côte nord Pacifique, pour notre plus grand plaisir.

Nous débarquons à Prince Rupert, il est minuit, le ciel est bas, la température plutôt fraîche. Prince Rupert, ville de 15 000 habitants, est tranquille, les communautés blanche anglophone, asiatique et amérindienne se côtoient.  Nous sympathisons avec un couple allemand et leur bébé Jo (8 mois), nous les retrouverons à 2 reprises le long de la route du Nord: quand le hasard fait bien les choses.

Plus nous montons, plus le ciel s’obscurcit, plus les villages se font rares à l’inverse des ours noirs qui sont presque nombreux au bord de la route. Moi qui appréhendais une rencontre j’ai été gâtée: un soir, alors que nous dégustons du saumon sur une table de camping, je vois une énorme masse noire sortir de la forêt à 30 mètres de moi. Dans la précipitation, je crie BEER (bière) au lieu de BEAR (ours), les voisins ont dû croire que je les invitais à un apéro improvisé … ! Finalement le plantigrade, dans une  démarche de gros nounours, s’éloigne tranquillement.

La route nous rapproche non seulement du Yukon mais aussi de l’automne. Le jaune domine, le vent est plus frais et les nuits humides se succèdent …

 

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