De nombreux choix pour s’équiper afin de voyager à vélo

Nous avons toujours privilégié des vélos simples, d’entrée de gamme, faciles d’entretien.

Je les ai bricolé pour les améliorer et les adapter à nos voyages. Avant de partir je me suis assuré de savoir tout démonter / remonter ce qui s’est avéré parfois long et compliqué, mais au final très utile, économique, et le fait de se questionner est toujours bon.

On a jamais cherché l’ultra-léger, peu adapté aux longs voyages : ça s’use vite, c’est bien plus onéreux à l’achat. On est toujours resté aux vélos “classiques” VS les couchés ou tandem ou même électriques, car il nous correspondent bien, on a aucune douleur particulière à calmer, il se transportent relativement bien, et sont discrets.

Recyclage de vélo ou achat d’occasion : Je privilégierai en premier lieu le recyclage de votre vélo si vous en avez un en état, en changeant des pièces, en le réglant à la bonne taille. Si le cadre est bon (CROMOLI pas rouillé ni fissuré c’est un bon début. On peut aussi acheter un vélo d’occasion et changer les pièces usées. Cela prendra un peu de temps mais vous entraînera au montage / démontage, coûtera moins cher que du neuf.

Achat du vélo neuf : attention à vous assurer que le cadre est à votre taille, et adapté à vos besoins (exemple : voyage sur gravier = pneus larges = cadre acceptant les pneus larges). Je n’investirai pas dans des vélos neufs haut de gamme (>2000 Euros). Un vélo moyen de gamme équipé en Shimano Deore se situe entre 1000 et 1500 euros. Les cadres aciers sont mieux adaptés aux voyages.

Dans tous les cas un bon vendeur de vélo de randonnée peut vous aider à rénover ou acheter un vélo..

Achat du vélo sur place : Si par hasard vous ne partez pas de chez vous, et dépendament de la destination, il peut être judicieux de s’équiper en vélo sur place. Par expérience je pense que l’Argentine, le Chili, le Mexique, le Cambodge par exemple se prêtent bien à cette pratique. Attention, le neuf ne sera pas moins cher ! Je choisirai cette méthode pour un voyage inférieur à un an, dans des pays relativement plats, en prenant avec moi des pneus, ma selle, peut être un pédalier VTT, des freins de rechange.

Avantages : On prend l’avion en mode touriste léger, c’est appréciable, ça coutera moins cher (Mexique avec Luftansa = 80 euros par segment de vol, donc escales à éviter sinon on multiplie le prix, le tout est limité à 24 kilos). Le cout d’achat d’un vélo d’occasion dans les pays hors G-8 sera bas !

Inconvénients : Il faut s’y connaitre en mécanique. Vous ne trouverez pas le vélo de vos rêves, il faudra faire des compromis. Prévoir des outils voir même des pièces de rechange avec vous (les roulements). Prévoir du temps sur place, mais c’est plutôt une bonne chose de commencer doucement un voyage en s’imprégnant de l’ambiance de la capitale.

Le poids : On ne court pas derrière les gains de poids trop poussés car ça coute cher, c’est en général plus fragile. Pensez également à votre bedaine : si vous être en surpoids, perdez le, ou encore lorsque vous partirez vous allez fondre sur votre vélo, j’avais perdu 4 kilos en moyenne, et tout cela gratuitement :). Nos vélos font 14 kilos sans bagages.

En résumé : si vous avez déjà un vélo acceptable vous pourriez le mettre à jour avec des pièces adaptées à vos voyages (pour moi tout équipé en Shimano Deore). Si vous n’en avez pas je ne mettrai pas une fortune dans un neuf, en faisant évidement attention de ne pas acheter le premier prix (entre 700 et 1500 euros). Si vous avez les moyens financiers, prévoyez plutôt de voyager plus longtemps  🙂

Nos vélos

En 2006 nous avons acheté un vélo de montagne “entrée de gamme” de la marque DEVINCI, modèle “Mission 2005”. Ils sont fabriqués au Canada, cadre Aluminium, suspension avant de base mais robuste. Freins V-brake actionné par cable, cassette 8 vitesses (chaine large donc robuste), plateaux avant 42/32/22T, rapports idéaux pour porter une charge lourde en montée par exemple. On avait des portes bagages TUBBUS swing, qui s’adaptent aux fourches suspendues avant. Les roues de 26 pouces se trouvent de partout, elles n’étaient pas particulièrement solides mais ont tenu sans problème. J’ai eu une fois les 2 roues voilées lorsque je les ai laissé à un marchand en Argentine pour qu’il me les règle : depuis je ne donne plus mon vélo à personne pour l’entretien !

 

Au final : On a roulé 12000 Km avec eux, on a bien apprécié la fourche avant suspendue en Amérique du sud, aucun problème majeur (allez, les pas de vis cadre alu ont tendance à s’user si on sert trop, mais je chipote). Pour nous le VTT est adapté aux voyages à vélos longs.

 

En 2011, nous avons opté pour des vélos de randonnée “entrée de gamme” de la marque OPUS, modèle “Largo 2011”. Ils sont fabriqués au Québec, robustes avec un cadre en acier CROMOLI. La raison du changement est simple, on s’est fait voler nos DEVINCI à Montréal. Je ne les ai pas du tout trouvé adaptés à nos types de voyages (c’est l’assurance qui avait payé, donc pas trop le choix).

J’ai changé pas mal de choses pour les rendre aptes à monter des charges lourdes (changé pédalier et cassette afin d’avoir plus de rapports faciles), puis j’ai tout passé en Shimano Deore, sauf les moyeux et pédaliers qui étaient en Shimano XT, installé des V-brake, installé un guidon papillon, des jantes plutôt haut de gamme pour éviter tous problème (28 pouces).

Détails avec mes commentaires:

  • 🙂 guidon BBB MultiBar BHB-30 + BHG-29 : idéal pour éviter la fatigue des mains, attention tous les accessoires ne se montent pas dessus sans problème du fait de la forme.

Un commentaire tout de même : je trouve que la tenue du guidon n’est pas toujours optimal. Sur les chemins de terre il m’est arrivé de pratiquement le lâcher du fait de sa forme, on le tient au bout en fait et ça vibre pas mal. Attention donc lors des descentes dans les cailloux.

  • 🙂 potence N: FSA OS-150 : réglable, ideale pour avoir la posture recherchée
  • 🙂 freins V-Brake BR-T610 + Patins : S70C très durables et facile à transporter et à changer, 5 minutes chrono
  • 🙂 roues Mavic A 719 + XT FH-T780 de Laufradsatz Modell 2014 TR 6 de 28 pouces, 32 rayons.
  • 🙁 Moyeux avant Shimano XT DH-T780 : Problème avec le moyeux avant avec dynamo, il a serré après 5000 KMs, en partie par ma faute (un peu trop serré). Je n’ai pas apprécié le fait que ce n’est pas démontable en cas de problème, et aucun marchand n’a su comment le réparer dans des grandes villes du Mexique (Guadalajara). Je l’ai ôté pour un modèle sans dynamo.
  • 🙁 Sinewave Cycles Revolution chargeur USB : J’en suis pas satisfait, problèmes de faux contacts au niveau du connecteur avec le moyeux, j’ai passé 2 batteries tampons, je le soupçonne d’envoyer des surtensions dans les descentes, même s’il est garanti pour protéger les appareils connectés. Je l’ai viré après 5000 KMs lorsque j’ai ôté le moyeux avant avec la dynamo.
  • 🙂 dérailleur avant FD-M590
  • 🙂 dérailleur arrière : RD-M591-SGS
  • 🙂 pédalier : FC-M590 (22-32-44T) (moyen et petit plateau changé à 4000 KMs)
  • 🙂 chaine HG53 + attache rapide : L’attache rapide est géniale, on démonte la chaine en 3 sec
    ondes sans outils, très pratique.
  • 🙂 cassette : Shimano CS-HG 80-9 +CN-HG53 (changée tous les 4000 KMs)
  • 🙂 pédales BBB BPD-32 (Larges et antidérapantes)
  • 🙂 selle : pour moi la selle de base, je n’ai jamais eu mal. Pour Nelly une Brooks B17 imperial : Elle a un très bon confort dessus, attention a les protéger de la pluie et a ne pas trop les graisser non plus…
  • 😐 pneus Schwalbe Marathon Racer Performance HS 429 (5 crevaisons en 1 an quand même)
  • 🙂 portes bagages Tubbus TARA + COSMOS.
  • 🙂 des béquilles avec 2 pieds Hebie 605 REX : on en avait assez d’abîmer le matériel lorsque le vélo tombait à cause du vent. C’est lourd mais efficace. Aussi très pratique pour l’entretien, la roue arrière étant levée.
  • 🙂 Un rétroviseur busch+müller Cycle Star 60mm

Avec cette configuration ils sont presque parfaits.

Choix ou erreurs que je ne referai pas :

  • Le cadre (rien que ça) qui n’accepte pas des roues > 2 pouces, ça limite vite l’utilisation en terrain accidenté.
  • La dynamo XT DH-T780 et le Cycles Revolution chargeur USB : trop de problèmes électriques, pas de possibilité de vraiment réparer le moyeux.
  • Poignées de guidon BHG-29 de BBB : cuir fragile sous la pluie, faut le régresser après chaque pluie ! Il existe un modèle en mousse BHG-27, certainement plus résistant.
  • Sacoche de guidon “aquabox” de Vaudé : je me débrouillerai avec soit une plus petite sacoche, soit un sac surdimensionné sous la selle genre Ortlieb “saddle bag” L

 

Au final : On a roulé 15000 kilomètres avec ces vélos. On a eu 1 problème de moyeu avant avec dynamo (Shimano XT DH-T780), remplacé par un moyeu sans dynamo, et 1 vis grippée lors du démontage le moyen plateau du FC-M590, on a dû percer la vis avec un marchand. Aucun problème avec les roues.

Où se procurer les vélos / pièces ?

J’ai toujours privilégié les vendeurs de vélo dans les villes où je me trouvais, mais attention à vous assurer qu’ils savent de quoi ils parlent quand on part en voyage, ça n’a rien à voir avec du VTT ni avec des vélos de route.

Marchands en ligne :

Tests et conseils :

 

 

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