Festival “La Roue Tourne”

Festival “La Roue Tourne”

Cette année nous allons pour la première fois présenter nos voyages à l’occasion du festival “La Roue Tourne” à Roques-sur-Garonne où nous aurons un stand. Nous présenterons donc une sélection de photos représentatives de tous les aspects du voyage à vélo en famille: la logistique, l’école sur la route, mon travail de journaliste à vélo, les rencontres mais aussi les paysages traversés.

Nous ferons également un point carte sur l’Amérique du Nord Ouest qui englobe: le Yukon (Canada), l’Alaska et la côte Ouest des États-Unis.

Nous aborderons aussi la situation des nations autochtones puisque j’ai écris plusieurs articles à ce sujet dans le journal canadien “l’Aurore Boréale” mais aussi la réalité du vélo et la place du cyclo-voyageur aux États-Unis et au Mexique.

Enfin mes carnets de voyages en aquarelle seront aussi exposés, des cartes postales et marque-pages seront en vente à notre stand.

Bref, nous nous impatientons de partager avec vous tous ces aspects du voyage à vélo et de la rencontre qui sont si importants à nos yeux. Toutes les informations sont disponibles sur le site du festival: La Roue Tourne

 

Nos parutions et livres photos

Nos parutions et livres photos

Extrait carnet aquarelle Nelly 2017

Carnet d’aquarelles de nelly GUIDICI. Voyage à vélo en famille pendant 14 mois et 9000 kilomètres entre le Yukon, l’Alaska, les Etats-Unis, le Mexique, l’Irlande et la France.

Livre voyage à vélo en Amérique du sud 2008

Notre projet est simple, parcourir La Cordillère des Andes à vélo.
Pourquoi cette chaîne de montagne ?
Simplement parce que nous sommes amoureux des cimes et des pics enneigés. Atteindre un sommet, découvrir un panorama que l’on a imaginé lors de la préparation et pendant l’ascension, la joie d’être “en haut”, de se sentir vivant, voir l’horizon, l’infini du paysage.
Les montagnes nous apportent la joie et la satisfaction de se sentir à la fois minuscules et grands.
Voyager en Amérique Latine signifie forcément découvrir, approcher, gravir et aimer les sommets de cette cordillère Andine.

Plus d’informations ici

Livre voyage à vélo en France 2010

Périple de 1100 km pour un dénivelée de 16.000 mètres, réalisé par Joséphine, Nelly, Jérôme à la force des mollets et surtout au gré des humeurs entre le 8 juin et le 25 juillet 2010.

plus d’information ici

Merci, Thank you, Gracias

Merci, Thank you, Gracias

Nous tenons à remercier tous les gens qui nous ont aidé durant cette formidable aventure en nous offrant généreusement le gîte et le couvert, de l’eau ou de la bière, un bon moment, une leçon de vie ou un sourire, un encouragement, ou carrément leur amitié immédiate et sincère … Et ce, malgré la barrière des langues et des cultures.
A notre tour nous vous disons MERCI avec cette modeste animation qui regroupe presque tous les visages des gens qui ont compté pour nous. Certains sont manquants car nous avions préféré profiter de l’instant présent et de l’échange sans briser ce fragile équilibre en prenant une photo.

Joséphine dirait que les meilleures choses sont gratuites, qu’en pensez vous ?

En conclusion, nous vous laissons en tête à tête avec Victor Hugo dont la poésie illustre notre état d’esprit

La terre est le chemin,
Le but est l’infini, nous allons à la vie.
Là-bas une lueur immense nous convie.
Nous nous arrêterons lorsque nous serons là.

 

Jérôme Nelly et Joséphine

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Pierres et patience : l’artiste Jean Delhom sculpte le patrimoine

Pierres et patience : l’artiste Jean Delhom sculpte le patrimoine

le 30 mai 2016

C’est par une fin d’après-midi pluvieuse que je rencontre Jean Delhom. Alors que nous sommes sur les hauteurs de la rivière du Lot et à court d’eau, je m’arrête devant une maison avec un panneau bien visible qui annonce une exposition. Je fais donc la connaissance de Mr Delhom qui nous offre de l’eau et son jardin pour terrain de camping. Je visite également son exposition et découvre des maisons miniatures faites en pierre. «Je ne fais que le patrimoine du Lot» me précise l’artiste. Cuisinier de profession, il a décidé de reproduire la maison de ses parents en version miniature en 1982. Depuis il a continué et a maintenant construit une trentaine de maisons avec des pierres mesurant de 1 à 6 millimètres. Taillées dans des pierres de Bavière, certaines réalisations nécessitent jusqu’à un an de travail. Gazelle (abri de bergers), griotte, pigeonnier ou maison datant de plusieurs siècles, le patrimoine typique du département est exposé au public. « A travers ce type de sculpture, je contribue et souhaite éveiller la curiosité des visiteurs. Je me surprends à jouer « l’office du tourisme » en proposant d’observer le patrimoine de la vallée du lot. Je n’ai pas beaucoup de mal car les touristes venant dans notre région ne cherchent ni les plages ni les coins branchés; ils découvrent et sont agréablement surpris par notre patrimoine. » explique Mr Delhom.

La liberté exprimée par les pierres

En 1999, l’artiste participe à une exposition sur le thème de la liberté en écho à l’anniversaire de la chute du mur de Berlin organisée par l’association « Courants d’Art ». Pas moins de 250 oeuvres ont été exposées, de la peinture en passant par la sculpture, la liberté est exprimée et questionnées sous de multiples formes. L’oeuvre de Mr Delhom s’appelle ‘La liberté entre 4 murs’ et a reçu le prix du public. En se remémorant ce moment, il avoue qu’il avait été ému d’avoir reçu ce prix. C’est l’interprétation d’un mot dans la chanson: « Quand les hommes vivront d’amour » de Raymond Lévesque qui a orienté son travail. Le mot ‘frontière’ s’est substitué à ‘misère’ et l’idée du mur frontière est ainsi née.

Mais ce qui plaît le plus à l’artiste, à travers la sculpture c’est le contact: « Cette passion me permet de faire des rencontres, de me mesurer dans l’échange avec des gens plus cultivés, plus instruits, ou tout le contraire venus d’ailleurs ou du coin.»

La rencontre

La rencontre, et celle-ci en particulier, me semble primordiale pendant le voyage. Les beaux paysages attirent certes, mais je me souviendrai davantage des moments partagés avec toutes les personnes que nous avons croisé sur notre route. Nous avons été accueillis à bras ouverts, et bien souvent il nous été difficile de repartir. Mais sans le départ et la séparation, le voyage ne peut reprendre car c’est ça avant tout: la liberté de se déplacer et faire des rencontres qui nous changent, qui font que nous sortons grandis et plein d’espoir pour le lendemain. Plus de 6500 kilomètres parcourus à 2 roues et des centaines de sourires et de paroles échangés, c’est dans la rencontre que je me suis le plus épanouie et à vélo que je me suis sentie plus que jamais libre. Pour finir cette série d’articles, je citerai Nicolas Bouvier dans son ouvrage L’usage du monde: « Le voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait. »

Légende: L’artiste Jean Delhom sculpte depuis plus de 35 ans des maisons en pierre de taille réduite et célèbre ainsi le patrimoine architectural du département du Lot en France.

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Stéphanie Ledoux ou l’art du carnet de voyage

Stéphanie Ledoux ou l’art du carnet de voyage

Stéphanie Ledoux ou l’art du carnet de voyage.

Nelly Guidici le 11 mai 2016

On ne sait pas de quoi demain sera fait et cela est vrai aussi pour le voyage. Après mon accident de la route au Mexique, nous avons réfléchi et décidé de débuter un nouveau voyage. Mais en France cette fois-ci. En effet, les nombreuses vélo-routes qui parsèment l’Europe d’Ouest en Est, et du Nord au Sud nous ont semblé la meilleure option. Et je dois dire que le canal du Midi, avec sa piste cyclable appelée « Entre deux mers » puisqu’elle relie l’Océan Atlantique à la mer Méditerranée, est un vrai bonheur. Tranquillité d’esprit et paix de l’âme retrouvée, nous avons repris notre rythme de croisière au départ de Toulouse le 22 avril 2016. A Toulouse aussi appelée la ville rose, j’ai pu être en contact avec une artiste voyageuse qui fait des carnets de voyage absolument sublimes et qui, comme nous, privilégie la lenteur: « Croquer en voyage est la garantie d’observer et de s’obliger à voyager lentement, plutôt que de parcourir le pays à toute vitesse. » Pour ce dernier article, je vous invite donc à découvrir l’univers envoûtant de Stéphanie Ledoux.

Quand avez-vous fait votre premier carnet de voyage et quel sentiment cela vous a-t-il procuré ? Mon premier carnet de voyage remonte à mes 13 ans. J’ai commencé avec un journal de bord, à titre personnel. Il y avait des petits collages mais petit à petit, il y a eu de plus en plus de matières. Le portrait est venu très tard. J’avais peur de déranger, que les gens jugent ce que je faisais. Quand j’ai un peu pris confiance en moi, j’ai commencé les portraits, j’avais 18 ou 20 ans. J’ai alors réalisé que le dessin déclenchait des rencontres. En dessinant, on est plus qu’un simple touriste de passage. Du coup, je me suis servie du dessin comme prétexte à la rencontre.

Combien de carnets avez-vous ? Aujourd’hui j’en ai accumulé 80 dans ma bibliothèque !

Quelles sont les destinations que vous privilégiez pour faire un carnet ? La Birmanie ! Je ne cesse de le répéter mais c’est mon pays coup de coeur. Le contact avec les habitants y est sincère et chaleureux, les Birmans sont d’une hospitalité et d’une générosité sans pareille, sans doute du fait que le pays est demeuré fermé par la dictature pendant de longues décennies, et que les habitants ont profondément envie de découvrir l’extérieur. J’espère que l’ouverture récente au tourisme ne changera pas ce contact privilégié et désintéressé. On crée là-bas de vraies amitiés qui résistent au temps qui passe, si on se donne la peine de les entretenir ! Et cerise sur le gâteau, les pagodes et les paysages sont magnifiques. Cette ambiance de ferveur bouddhiste est envoûtante.

Est-ce que vous travaillez sur votre carnet pendant le voyage ou faites-vous du travail de préparation avant et après le voyage en lui-même ? Mon travail se fait en deux étapes: en voyage, la « prise de note »: je remplis des carnets de voyage avec des croquis, des collages et des textes, tous faits sur place. Et au retour à l’atelier, je m’attaque à des toiles plus grandes, nourries par l’inspiration du voyage. Je maroufle un fond collé de papiers glanés sur la route. Et les visages que j’avais croqués à la hâte en voyage reprennent vie de façon plus détaillée, appliquée. J’ai le confort de mon atelier, et du temps devant moi. Contrairement aux conditions de croquis de terrain qui sont plutôt inconfortables et rapides.

De quelle façon le portrait vous permet de rentrer en contact avec les gens ? On arrive humble, avec un matériel minimaliste: des feuilles volantes, un crayon et un taille-crayon (je fais peu de couleurs sur le terrain) et on prend le temps de s’intéresser aux gens. Ils sont flattés, étonnés de voir qu’avec si peu on puisse capter le réel, et s’identifient parfois, m’empruntant du matériel de dessin à leur tour ! Le dessin est un médium universel qui dépasse la barrière de la langue. C’est moins agressif que de braquer un gros objectif d’appareil photo sur des gens qui ne sont pas habitués. Et ça laisse le temps à l’échange, avec le modèle lui-même, mais aussi avec tous les curieux qui ne manquent pas de venir regarder par-dessus mon épaule. On rit, on s’étonne, on admire, on se moque, mais ça ne laisse pas indifférent. Et il y a souvent un bel échange une fois le dessin terminé (et offert de temps en temps).

Le site de Stéphanie est accessible ici : http://stephanie-ledoux.blogspot.fr

 

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Fin de notre aventure en terre Mexicaine

Fin de notre aventure en terre Mexicaine

Il y a un mois, alors que nous étions confiants et heureux de poursuivre notre découverte du Mexique par les petites routes et à vélo, un accident a balayé en moins de 3 secondes tout nos plans. Cette voiture qui roulait trop vite m’a fauchée en pleine descente, me laissant seule et inconsciente sur le bord de la route. Lorsque j’ai repris mes esprits je ne croyais pas à ce qui venait de m’arriver. Puis la colère s’est pointée mais elle n’a pas eu le temps de s’installer car mon esprit était ailleurs, dans une autre dimension, un peu entre le rêve et la réalité. Cet accident aurait pu arriver n’importe où et aux Etats-Unis l’éventualité d’un choc avec une automobile me préoccupait tous les jours. Depuis notre entrée au Mexique, je n’y pensais plus vraiment. Transportée par l’intensité des rencontres et des expériences vécues, j’avais des tas de projets. Le cours des évènements en aura décidé autrement et ce ne fut pas facile de mettre entre parenthèse mes idées, revoir l’intégralité de notre voyage et surtout remettre en cause notre façon de voyager.

Nous avions beaucoup entendu de commentaires comme « Faites très attention sur la route ». Et c’est vrai que nous avons toujours fait des choix raisonnés. Mais sous prétexte que nous avons pris la décision de voyager en vélo, nous devrions endosser la responsabilité des automobilistes. Non je ne peux pas le concevoir. C’est aussi à tout un chacun de prendre ses propres responsabilités et d’assumer ses choix, ses actes et ses conséquences.

Depuis l’accident, j’ai pu remonter sur un vélo, j’ai eu le bonheur de réaliser que je pouvais encore pédaler. Ma quête de liberté peut donc reprendre. Mais j’ai systématiquement une pointe d’angoisse lorsque j’entends un véhicule derrière qui accélère pour me dépasser. Comment puis-je encore avoir confiance dans les autres ? Est-il possible de voyager à vélo avec un enfant lorsqu’on imagine le pire à chaque coin de rue ?

Je reste confiante mais avec un soupçon de méfiance quand même. Nous allons donc entamer un nouveau voyage, mais sur des vélo-routes françaises et sur des chemins où le traffic routier devrait être moins intense. Nous allons aussi débuter une nouvelle façon de voyager puisque nous avons décider d’offrir la charrette qui nous a accompagné sur plus de 6000 kilomètres à un ami Mexicain. Ainsi, nous repartons sur un bon pied, avec 3 vélos et un système d’attache  donnant l’impression de voyager en tandem et qui permettra à notre fille de se reposer tout en continuant à nous suivre.

De ce voyage, je retiens la force et la sincérité des instants partagés, des rencontres. De ce voyage, je me souviens d’avoir vécu pleinement et d’avoir été l’actrice de ma propre vie. Enfin  à la question pourquoi partez-vous si longtemps en voyage ? je répondrais par la citation de Bernard Delaloye dans son ouvrage La joie du voyage en famille: « La famille est un mélange de moments forts, faits de douceur et de douleur, un entrecroisement de laine et de chanvre qui forme une trame solide (…) Se perdre, éprouver la peur de l’inconnu permet de resserrer les liens du groupe, fonde une expérience, voire une mythologie commune.» Si le coeur vous en dit, vous pourrez continuer de suivre nos pérégrinations sur notre site: une nouvelle destination avec la même philosophie de voyage !

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