Au pays de Mikituq
Le village de Mikituq, mi mars-début avril, est tout blanc mais pas simplement blanc. Toute une palette de teintes du blanc au bleu en passant par toutes les nuances de gris sont représentées. Etonnant aussi le son de nos pas sur la neige et la glace tantôt sourd, feutré, crissant tantôt craquant.
Dans sa maison, une place y était aménagée pour nous ainsi que pour Jean-Jacques et Lionel. Pour notre plus grande joie, toute liberté nous était accordée pour nous occuper d’elle. Après un moment d’apprivoisement, elle a très vite saisi notre main pour nous entraîner dans son monde de jouets et de livres. Comment résister à cette petite tête rousse et bouclée, ses mimiques rigolotes, ses tentatives de paroles et aussi ses toutes petites colères ? Nous sommes sous le charme et nous nous laissons submerger par tant de bonheurs laissant éclater toute notre tendresse, si longtemps contenue.
Avec cette immersion dans la vie de nos jeunes partageant leur quotidien et la rencontre avec leurs amis, nous avançons un peu plus sur le chemin de la compréhension de leur philosophie de vie. Notre connaissance sur la vie des autochtones s’est aussi élargie.
Le pays de Mikituk est aussi glacé. Une belle et longue balade en moto-neige nous fait découvrir l’étonnante banquise. Le spectacle est éblouissant et fascinant : imaginez des gros et moins gros blocs de glace entremêlés formés par les marées aux couleurs inconnues sous un ciel si bleu, si pur….Comment définir nos émotions devant une telle beauté naturelle ?
La nuit, dans son pays, il se passe des choses surnaturelles. Le nez pointé au ciel (et les pieds gelés), des aurores boréales nous offrent un ballet féérique, fantastique de magie, tournoyant nonchalamment telle une danse incessante ; impossible de se détacher de cette féérie, seul le froid nous fait rentrer à la maison mais seulement quand Lionel aura fini de photographier…
De longues balades, la construction d’un igloo et d’un inukshuk de glace, le plumage et la préparation de perdrix avec cuisson sous le tipi, les bons petits plats, les desserts succulents, un peu de pêche, admirer les couchers de soleil sur la banquise ponctuaient nos journées.
Déjà, le retour. Ces moments forts nous font oublier la tristesse d’une nouvelle séparation que nous acceptons bien mieux maintenant, grâce en partie à Yann et Asia avec qui nous avons échangé sur le sujet (merci à eux) et surtout parce que nous pensons qu’ils sont heureux.
Cette vie sans horaire, la nature si sereine mais attention l’ours rôde, les longues balades, vivre à leur côté quelques jours, ce monde où les valeurs sont si différentes des nôtres nous ont enchantés et nous ont donné une belle leçon de vie.
Pour conclure, nous leur souhaitons de trouver le bon chemin pour un nouveau départ. Avec l’assurance de notre total soutien, nous serons toujours à vos côtés en toutes circonstances.
Merci pour ces moments passés ensemble et d’avoir rendu ce voyage possible. Nous ne sommes pasprêts de l’oublier.
Avec toute notre affectationMaminuk et Papinuk comblés et en attente continuelle de messages et des photos.
Ps: Mikituq est le 3eme prénom de Joséphine, authentique prénom inuit !
En fevrier, va te faire soigner
Voila, pas grand chose a dire sinon que fevrier aura été le mois des maladies pour nous tous, heureusement on s'en est sorti. Il a fait quand meme assez froid, je pense qu'on était dan des temperatures de saisons, tant mieux donc.
Decembre en 10 photos
En ce 12eme jour du mois de Janvier 2011, nous vous présentons nos meilleurs voeux pour cette nouvelle année.
Cette fin d'année a été pour nous l'occasion de profiter des douceurs de Montréal, des magasins et des pains au chocolat de la boulangerie toute proche. C'est avec les batteries rechargées que nous sommes rentrés à Kuujjuarapik, avec 1 jour de retard dû au blizzard qui se déchaînait là-haut !
Depuis notre retour, nous goutons aux températures hivernales (entre -20 et -10 degrés), aux descentes en luge, à la lumière du coucher du soleil en milieu d'après-midi et aussi mais surtout à la beauté des aurores boréales.
une video retracant tout cela :
Novembre ne tient pas ses promesses
Le mois de novembre ne sera pas le mois de l'arrivée de la neige, elle est venue et aussitôt repartie. On change de tenues souvent, bottes d'hiver quand c'est froid, puis ca fond, alors ce sont les bottes de pèche, et quand il ne reste plus que le sable ce sont les baskets. il en est de même pour la tuque. La rivière était quasi gelée, elle se re-ouvre.
Coté ambiance, la nuit tombe assez tôt, vers 4 heures, les decos de Noëls arrivent timidement, ça réchauffe le coeur. Les travaux à l'exterieur prennent fin (routes, maisons, etc), seuls les retardataires travaillent dans le froid.
Des caribous ont été chassés, la boucherie a donc pris place dans la tente communautaire.







