Nouveau depart sur la Carretera Austral

Apres presque 2 semaines d’arret, nous quittons Coyhaique, contents de reprendre la route. La reprise est peu dure, surtout lorsque l’on doit passer un “petit” col, des la sortie de la ville. Mais le soleil est la, le paysage est plaisant … et surtout la route est asphaltee ! Pour les 2 cyclistes que nous sommes, c’est un vrai bonheur de ne pas se soucier de l’etat de la route, des pierres. On pedale le nez en l’air, on profite de la vue, des odeurs, on fait de grands signes aux habitants des fermes au bord de la route.

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Il y a meme 3 belles eoliennes qui surplombent Coyhaique. En effet, la region Aysen (c’est son nom) cherche une voie ecologique et respectueuse de l’environnement pour son developpement futur et la population s’oppose categoriquement a un projet hydroelectrique qui detruirait le paysage et par la meme occasion le patrimoine naturel. Ici le slogan que nous soutenons a 100% c’est “Patagonia sin represas”.

Nos bivouacs sont plutot agreables et nous essayons dans la mesure du possible de nous arreter vers 16 heures, histoire de profiter de la fin d’apres-midi pour pecher ( du moins essayer ), lire, boire du mate … bref profiter de la vie, de la tranquilite des lieux.

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La meteo est favorable et nous avancons bien, nous pouvons profiter de l’asphalte jusqu’a Villa Amingual ou nous profitons d’une halte dans une epicerie pour visiter la mairie qui est aussi la bibliotheque, la radio et le lieux d’exposition de l’artisanat local : 4 lieux en un seul ! La couleur vive de l’eglise m’interpelle, le paysage est joli, les habitants un peu bourrus, les poules aussi nombreuses que les chiens.

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Puis nous decouvrons, en pleine descente, la fin de l’asphalte : c’est le debut des secousses, de la poussiere, des derapages dans le gravier. A chaque fois que l’on croise un vehicule on se prend une bonne dose de poussiere dans les poumons !

Puis entre Villa Amingual et Puyuhuapi, on se retrouve dans les travaux, en effet, la route est en pleine “reconstruction” et a plusieurs reprises on doit attendre que les pelleteuses deblayent la route !

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Nous sommes actuellement a La Junta ou nous avons pose nos bagages dans un “hospedaje” tres sympathique et ou la maitresse des lieux nous livre les “secrets” de la region, connus uniquement des locaux ! On se sent “comme a la maison” et nous pensons rester ici 1 ou 2 jours, histoire de profiter des thermes du village, du rodeo Patagon, de la vue sur le volcan, de la faune …

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Petit-dejeuner a Villa Manihuales : le pain se fait la male !!!

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¡ Coyhaique te quiero !

Voila 5 jours que nous sommes a Coyhaique, il fait chaud mais nous nous laissons volontiers emporter par une ambiance douce et decontractee. Oui vraiment on se sent bien ici et c’est l’une des raisons qui fait que nous n’avons pas repris la route. En quelques jours nous avons pris nos marques et fait des rencontres geniales. Cyclo-voyageurs, touristes chiliens, nous avons maintenant un “ami” qui apres 1 heure de discussion autour d’un the nous a spontanement invite chez lui a Santagio ! Nous avons egalement fait la connaissance de Patrice qui descend la Carretera Austral seul, a velo. Son sens de l’humour et sa bonne humeur nous a vraiment donne la peche et nous a aussi permis de relativiser nos “ennuis mecaniques et physiques” 🙂 En effet, Patrice qui se decrit lui meme comme une personne lente a debute son voyage a l’hopital suite a une inflammation des deux yeux, inflammation causee par le soleil. Puis il a parcouru un matin une vingtaine de km en sens inverse de son itineraire, il n’etait sans doute pas bien reveille !! Il a egalement fait un tour dans la boutique de velos pour changer son pedalier car il avait perdu la veille l’une de ses pedales en route … Enfin et c’est peut-etre l’aspect le plus atypique du personnage c’est que sa femme, Chilienne, voyage en voiture avec toute la famille, sur la Carretera. N’ayant pas de nouvelles de son epoux, elle demande a tous les cyclos qu’elle croise si ils ont vu Patrice. Du coup, une grande partie des cyclistes qui font une halte a Coyhaique se mettent a la recherche de Patrice pour donner des nouvelles . C’est la messagerie a l’ancienne sauf que le cheval s’est transforme en velo !!

Voici les cyclo francais de Coyhaique : Virginie, Patrice (debout) et Michel

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Ici l’influence de l’immigration allemande est nette : les gens ne disent pas “si” comme les autres hispanophones mais “ya”. Des cheveux blonds et des regards bleus sont plus nombreux que dans les autres villages que nous avons traverse et le “Cafe Alemania”, a la decoration outre-Rhinoise, acceuille les touristes mais egalement les locaux en fin d’apres-midi, quand un semblant de vie reprend.

La Plaza de Armas est le lieu ou tout le monde se retrouve le soir autour de la scene ou chanteurs en herbe exposent leurs talents au public.

La surprise du jour c’est la “biquette” qui se balade dans le cybercafe et qui visiblement appartient a la famille proprietaire de l’endroit. La campagne n’est pas loin et c’est justement cet aspect decontracte qui fait le charme de la ville. On a tout sur place et en moins de 5 minutes on peut se retrouver dans les montagnes qui surplombent la cite.

Pour le moment, notre coup de coeur de la Patagonie c’est Coyhaique 😉

Monstre

Entre Cochrane et Coyhaique

Et bien je profite de cette periode de pause plus ou moins forcee pour rassurer les plus inquiets et les plus inquietes ! Ma tendinite se fait moins sentir, j’ai l’espoir qu’elle me quittera definitivement dans les prochains jours. Nous avons donc passe 4 jours a Cochrane ou le temps defile a la vitesse d’une tortue endormie. Toute la vie de ce village de 4000 habitants se concentre autour de la place d’Armas entre 9 heures et 12 heures puis tous, y compris les poules et les chiens, rentrent dans une periode de sieste jusqu’a 16 heures ou tout le monde reprend vie, petit a petit. Le camping ou nous sommes restes etait en fait un jardin ou des groseilles et des framboises se disputent la place au soleil. Jerome, trop tente et trop gourmand aussi, en a ceuilli et nous a concocte une delicieuse confiture que nous avons engloutie en une apres-midi.

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Nous avons pris hier un bus depuis Cochrane jusqu’a la Grande ville de la Carretera Australe : Coyhaique. Apres avoir connue les joies du voyage a velo, c’est frustrant de decouvrir le paysage derriere la vitre d’un bus. Surtout que le paysage en question etait super beau : lacs, rivieres et montagnes …

Apres avoir tourne un peu dans la ville, nous finissons par trouver un “hospedaje” (auberge) assez sympathique. 2 velos tronent dans le jardin ! Je devine que ces velos appartiennent a un couple de grenoblois partis depuis Quito il y a 8 mois et avec qui j’avais pris contact avant notre depart. Mon intuition a ete bonne puisque nous les avons retrouves, par hasard, sur la place d’Armas. Michel et Virginie etaient arrives de Chaiten (Nord de la Carretera) 2 jours auparavant. Nous avons fait plus ample connaissance autour de bieres, puis de pizzas. Le contact est super bien passe et franchement, ca nous a fait du bien d’echanger nos experiences et impressions de voyages.

Ils sont repartis ce matin en direction du Sud et d’Ushuaia, fin de la route ! Quant a nous, nous decouvrons l’ambiance agreable et decontractee de Coyhaique. On s’y sent mieux qu’a Cochrane ! Il y a meme une boutique de velo ou le mecanicien nous a propose de reparer les “degats” sur la remorque et mon porte-bagage !! Que demander de plus ?

Ah si peut-etre un bon repas pour ce soir, crepes et vin Chilien en prevision !

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Quand le cyclo-tourisme devient du VTT !

El Chalten est un petit bourg bien agreable, son seul defaut est … le vent ¡ ! On repousse a 2 reprises notre depart a cause de rafales qui detruisent certaines tentes du camping. Ce n’est pas une blague 🙂

On se decide quand meme a decoler lundi et on decouvre que, finalement, le vent n’etait pas aussi terrible que prevu. La route qui nous mene jusqu’au lac du desert est super agreable, paisible, belles montagnes en panorama ! On est heureux de pouvoir enfin faire du velo normalement. Nous parcourons les 38 kms dans l’apres-midi et campons au sud du lac. Nous profitons d’un aperitif improvise pour admirer les beautes d’un glacier et de pics enneiges.

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Le lendemain nous traversons en bateau le lac et jouissons a nouveau d’une belle vue sur le mont Fitz Roy. Puis les choses se compliquent lorsque nous empruntons le sentier qui mene vers le Chili. Il s’agit en fait d’un sentier de randonnee pedestre boueux et etroit, nous testons plusieurs techniques: pousser les velos vides, puis pousser la remorque, pousser les velos avec les sacoches puis porter la remorque a deux, sur les epaules a l’aide de sangles …. ce jour la on ne fait que 5 km environ, epuises nous campons vers 20h au bord du chemin !

Le lendemain matin en recuperant les velos que nous avions abandonnes en route, je me rends compte que mon pneu arriere a creve. Jerome, le mecanicien, s’en occupe tandis que je range le reste des affaires. On passe la frontiere apres une seance photo humouristique !

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Puis debute une longue descente sur un chemin caillouteux et raide. On surplombe le lac O’Higgins, c’est chouette !

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La traversee du lac est superbe et nous avons la chance de profiter de la lumiere du soir pour decouvrir le panorama.

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Le lendemain, nous arrivons a Villa O’Higgins, et realisons qu’il n’y a pas de guichets de banque ! Comme le bureau de change d’ El Calafate avait refuse de me vendre des pesos chiliens, nous debarquons en territoire chilien avec une vingtaine de dollars US en poche ! Nous les changeons dans une agence de tourisme, achetons quelques provisions et repartons le lendemain en direction de Cochrane sur la fameuse Carretera Australe. Nous relions l’etape en 3 jours mais l’etat de la route, la chaleur, les attaques de mouches n’ont pas rendu la chose facile !!! Mon pneu arriere creve a nouveau ( 2 crevaisons en 2 jours ), notre materiel est serieusement amoche et notre ligne s’amincit … En effet, les choses serieuses debutent car il y a beaucoup de zones montagneuses a traverser et la taule ondulee ainsi que le gravier nous ralentissent ! Le paysage est sympathique malgre tout, surtout lorsque l’on decouve une mer de nuage le matin du 2eme jour :

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Nous sommes actuellement a Cochrane ou ma tendinite nous force a reviser nos projets. Repos force pour moi, je sens que nous allons en profiter pour cuisiner et refaire le plein de calories pour la suite du voyage 🙂

¡ Hasta luego !

Une fin d’annee mouvementee

Bonne annee a tous !!

Comme vous pouvez vous en douter, nous avons perdu toute notion du temps ! C’est le cote deroutant du voyage qui me plait 🙂

La route entre Punta Arenas et Puerto Natales s’est revelee trop ventee, rendant nos descentes tres dangeureuses. Apres 40km, nous avons fait du stop et parcouru les 200km restants dans un camion en compagnie de Carlos.

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Finalement nous avons passe les fetes de fin d’annee au Parc Torres del Paine, ou les choses ne se sont pas vraiment deroulees comme prevu ! Je m’explique, au depart de Puerto Natales, nous avions en tete de rejoindre le parc en 1 journee en empruntant une route d’une soixantaine de km, non pavee. Il nous aura fallut 3 jours pour atteindre notre point de depart pour la randonnee.

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En effet, le 1er jour malgre les conditions agreables et les paysages plaisants, nous n’avons pas fait plus de 40 km. Fatiguee par un “plat de moules” que mon estomac n’a pas aime, nous avons bivouaque en face d’une superbe cascade. Presque seuls au monde, sentiment que nous aimons vraiment. Le lemdemain, je me sentais mieux mais c’etait au tour de Jerome de sombrer dans un etat grippal. Ce jour la nous avons du faire une pause de 4 heures en bordure de route afin que Jerome recupert des nombreuses montees et descentes particulierement cassantes pour les jambes.

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Le 24 au soir, nous arrivons a 21h00 a l’entree du parc sous une lumiere avantageuse. Je vous laisse admirer la beaute du paysage.

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Le jour de Noel, nous avons enfourche a nouveau nos velos pour rejoindre l’entree Est du Parc, nous decouvrons des lagunes aux couleurs incroyables. Nous arrivons le 25 au soir au camping tant attendu, les randonneurs nous regardent bizarement et effectivement le spectacle est comique, la poussiere de la route nous a donne un air de Robinson Crusoe !

Nous avons effectue la “boucle”, a pied, qui consiste a faire le tour du massif et globalement on a ete decu par la randonnee pour plusieurs raisons : les 3 premiers jours nous avons marche dans des forets humides sans interet, l’affluence touristique de cette fin d’annee ne nous convient decidement pas, les prix prohibitifs des campings et de la nourriture ont refroidit nos ardeurs culinaires … j’ai quand meme reussi a cuisiner du pain avec un paquet de farine trouve dans le 1er camping et laisse la par des randonneurs !!

Cette randonnee n’a `pas que des points negatifs puisque nous avons observe des renards et de nombreux oiseaux, nous avons fait la rencontre d’un charmant couple d’anglais avec qui nous avons discute autour d’une bouteille de vin le soir de la Saint Sylvestre et nous avons fait la rencontre du Glacier ( avec un g majuscule ) Grey. Nous l’avons decouvert en arrivant au col John Garner et j’ai vraiment ete impressionnee par cette immensite blanche qui malheureusement n’existe plus dans le massif des Alpes.

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Une tendinite au talon droit pour moi nous a force a raccourcir la randonnee, nous n’aurons pas eu l’occasion de voir les “Torres” (tours) qui ont donne leur nom au parc. C’est pas grave, notre route est encore longue et les sommets des Andes tres nombreux.

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Nous avons pris deux bus hier pour rejoindre El Calafate en Argentine. La route etait plate, ventee et sans interet. Les quelques heures de bus nous ont permit de nous reposer un peu et de penser a la suite de notre route.

Enfin merci a tous pour vos commentaires, vos messages d’encouragement … malgre les milliers de km qui nous separent, nous pensons fort a vous 🙂

Une Terre isolee

Nous avons fait une pause d’une journee a Rio Grande et sommes repartis … sous les rafales de vent evidement.

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Il me semble que cette terre est le royaume d’Helios. Nous parcourons difficilement 48 km, nous croisons nos premiers cyclotouristes ( Hispanophones ) sur la route dont un qui fait la meme route que nous et que nous croiserons a plusieurs reprises lors de notre voyage. L’Ile de la Terre de feu est isolee, sauvage, ventee mais belle. Nous bivouaquons au gre de notre fatigue, des terrains proprices le long de la route qui remonte sur le continent. Au niveau nourriture nous avons tout ce dont un Francais peut esperer pour se maintenir en vie dans une terre inconnue et hostile, c’est a dire du fromage, du jambon et du pain 😉 Par contre nous sommes moins au point au niveau de l’eau et contrairement a ce que l’on pourrait penser il n’y a pas de cours d’eau de partout.

La frontiere entre l’Argentine et le Chili se trouve a San Sebastien ou il n’ y a rien d’autre que des Douaniers, des champs et des moutons. La pluie s’en mele et nous faisons tamponner nos passeports au Chili completement degoulinants. Notre route se poursuit alors vers l’Ouest, sur une route de terre, pleine de cailloux … hum ! Tout se complique lorsque le vent ( toujours le meme ) de face nous force a stopper notre etape du jour apres seulement 12 km. Notre plus mauvaise moyenne depuis notre depart. Le proprietaire d’une estancia nous propose de dormir dans l’une de ses cabannes. Il est vraiment charmant, nous offre un cafe et un pot de confiture de rhubarbe faite maison. C’est un vrai bonheur de rencontrer des gens comme ca !

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Les moutons sont nos compagnons de route pendant toute la traversee de l’ile, nous voyons egalement des guanacos, des chevaux, des oies, des flamands roses … c’est un peu le royaume de la faune et de la flore.

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Apres notre journee “ratee” pour cause de rafales de vent, nous decidons de partir aux aurores ( 5h00 ) lorsque le vent ne s’est pas encore leve. Au reveil nous decouvrons une brume mysterieuse sur la campagne, c’est beau et nous avons hate de pedaler enfin. Jusqu’a 10h00 tout se passe bien, nous parcourons une quarantaine de kilometres en 2 heures. Puis la pluie arrive … nous poursuivons malgre tout. Vers 13h00 nous avons fait une centaine de km mais nous sommes encore loins de Porvenir. Nous decidons de continuer, le casse croute ( un lyophilise ) que nous venons d’avaler nous requinque. La route plate se transforme vite en “montagnes russes” et nos muscles commencent a souffrir ! La boue qui recouvre le chemin rend les descentes aleatoires, nous sommes boueux et extenues. Vers 16h00, a bout de force, nous nous resignons a bivouaquer sous la pluie, au milieu des moutons et au bord de la route …. un camion passe, on lui fait des signes. Il s’arrete et accepte de nous conduire dans le village de Porvenir. La route a bord du camion nous semble encore longue (25 km) et les montee – descentes sont nombreuses. Notre chauffeur du jour nous depose dans un hotel. Autant dire que nous avons completement crotte la chambre 🙂 Porvenir est un petit village isole, tranquille et assez plaisant. Nous y restons une journee supplementaire car le ferry de Punta Arenas ne navigue pas tous les jours. Nous profitons de cette pause pour visiter le village.

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Un chat s’approprie notre remorque et se fait dorer la pilule au soleil !! La vie est paisible ici :

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Comme l’hotel est trop honereux pour notre budget de routard, nous partons a la recherche d’un terrain de camping. Malheureusement il n’y en a pas, et nous campons finalement sur le terrain de football du village avec la benediction des “Carabinieri” ( n’est ce pas Olivier 😉

Nous sommes actuellement a Punta Arenas ( Capitale Chilienne de la Patagonie ), les facades colorees des batiments nous seduisent et nous faisons le plein de “comidas y bebidas” ( nourriture et boissons ) pour les prochaines etapes. En effet plus de 240 km nous separent de Puerto Natales, notre prochaine etape.

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Si nous ne pouvons pas nous connecter d’ici le 24, Jerome et moi nous vous souhaitons de tres joyeuses fetes de fin d’annee.

¡ Feliz Navidad !

Video : extrait de la journee de boue