Ascension du Pequeño Alpamayo (5300 mètres), a 2 avec un guide: (Par Nelly)

Sachant que la veille de notre arrivée au camp de base nous avons fait 25 km de vélo sur une route caillouteuse, que nous avons grimpe de 500 mètres et que nous avons plante la tente a 20 heures, dans le noir après 1h30 de marche … nous lever a 2 heures pour partir a 3 heures n’est pas facile mais la perspective d’une belle ascension nous motive. Nous partons donc avec notre guide de 22 ans, Sebastian, sur le chemin qui nous mène au pied du glacier. On arrive rapidement au pied du glacier ou un groupe de 3 personnes sont déjà prêts a grimper.

On chausse nos crampons, on s’encorde et c’est parti. On grimpe malgré 2 arrêts suite a des problèmes de crampons qui ne tiennent pas en place. A chaque pause je me refroidis et je m’impatiente de voir le soleil se lever. Vers 7h30, le ciel nous offre de jolies couleurs rosées, on découvre aussi la fameuse et très belle arrête finale ! Pour cette dernière partie d’ascension la pente est plus raide mais nous avons un bon rythme. Nos piolets nous sont bien utiles et nous arrivons au sommet a 8h45, un peu fatigues mais contents de découvrir le panorama sublime qui s’offre a nous. Les pics enneiges de la Cordillère Royale subliment le tout et au loin on aperçoit même le Sajama. La descente est chouette également car nous savourons le glacier que nous n’avions pas vu lors de notre grimpette dans la nuit. A 11h30 on est au pied du glacier.

On fait une pause et on savoure un café avec notre guide qui a l’air pas mal fatigue également ! L’après-midi on fait la sieste ! Enfin une grande et longue sieste pour moi. En effet, pour la première fois depuis des années j’ai des courbatures, on aurait du boire plus … Jérôme en profite pour faire connaissance avec 2 jeunes suisses (Christophe et Valerian) bien sympas qui lui offrent du chocolat, le chanceux ! Nos amis suisses sont en Bolivie pour 2 mois avec le projet de faire de l’Andinisme. Ils ont déjà fait le Peqeño Alpamayo, la Pyramida Blanca, la Cabeza del condor …

 

Ascencion de la “Cabeza del condor” a 5648 m et quelques. (Par Jerz)

Cette montagne au profil de condor a un aspect assez agressif a première vue, pentes de 55/60 degrés, pas mal de rochers… MA forme n’est pas des meilleures la veille : gastro anterite, mal au tendon, pas faim, bref la fête sous la tente. Nelly décide de rester au camp car sa tendinite la fait aussi souffrir et ne veut pas réitérer l’expérience de Torres del Paine ( 8 jours d’arrêt complet) . Donc réveil a 2h du mat pour moi, encore bobo au ventre,je squatte les toilettes jusqu’à 2h30, je n’arrive pas à me décider, je monte ou je dors … puis je me dit que quand je serai pose plus tard j’aurai bien le temps d’avoir la diarrhée et mal au bide, mais je ne serai pas a cote de cette magnifique montagne… donc je tente.

L’approche du glacier est assez pentue dans un pierrier des plus pénibles, ce qui me fait mal au tendon. On chausse les crampons, on grimpe régulièrement jusqu’à 5400 mètres sans soucis, j’en oublie mon tendon, car c’est ma Fidel Gastro qui revient a la charge, ça fait mal. Une fois de plus je dois me désencorder en urgence et me soulager sur cette glace blanche immaculée (mais il fait nuit donc ça va), c’est encore du beau travail. Après cet effort difficile a cette altitude on repart a l’assaut du passage a 60 degrés et de l’arrête finale assez aérienne.

Ça monte fort mais la glace est impeccable on progresse donc a bonne allure, on débouche sur l’arrête avec le lever du soleil, oupos c’est pas très large et les pentes de chaque cotes me suggèrent de ne pas trébucher.

En bas je vois les tentes et pense a Nelly qui doit encore ronfler, chanceuse ! Cette arrête est interminable mais on voit le bout, encore quelques passages à 50-55 degrés et on débouche au sommet a 7h15 … hou que c’est beau, on redescend quand ?

J’aperçois la face qu´on prit nos amis Suisses (Valerian et Christophe) rencontres l’avant veille au camp de base, ils sont malades : trop de gaz pour moi ! Après quelques photos on redescend par la même voie, pas de problème, on descend le magnifique glacier éclairé par une lumière matinale au pied du condor, puis le pierrier degeu, toujours aussi degeu, et on arrive a la tente a 10h45, je suis mort a mort, je m’endors sous la tente, il doit faire 40 degrés avec le soleil, le réveil fut des plus pénibles avec un bon vieux mal de crane digne des 1er janvier.

Vue du sommet :

 

Le lendemain après un bon repos on redescend sur la route principale direction Copacabana, la descente est un vrai bonheur, ça va vite car on est très charges (on avait prévu trop de nourriture !)

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