Une fin d’annee tres hot(te)
Le temps file à la vitesse grand V et nous voici déjà en 2012 ! Nous vous souhaitons de grands projets et beaucoup de bonheur pour l'année à venir.
L'hiver à Whitehorse est des plus agréable et la météo clémente nous permet de poursuivre l'exploration de cette nature si belle. Un lac d'altitude, une montagne qui nous offre une belle pente pour une descente en luge. L'envie d'aller plus haut, plus loin est encore plus grande maintenant.
Nous avons fêté le dernier jour de l'année dans les sources d'eau chaude Takhini à 1/2 heure au Nord de la ville. La vapeur d'eau est intense au-dessus du bassin, la lumière du coucher du soleil puis celle de la lune nous envoûte alors que nous nous glissons dans une eau à 41 degrés, les cheveux blanchis par le gel (il doit faire - 20 degrés dehors). Nous en profitons pendant 2 heures et faisons la causette à une amie qui par le plus grand des hasards avait décidé de faire trempette aussi.
Puis la soirée s'est poursuivie dans un chalet à 2 minutes des sources, autour d'une fondue savoyarde. Premier petit déjeuner de l'année avec pancakes et crêpes. Ah les crêpes ... nous en avons d'ailleurs remangé le soir même chez des amis .... Année sucrée, année gourmande !
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Le Yukon ou la ruee vers …
Début septembre, les couleurs d'automne ont pris place et le spectacle n'en est que plus joli. Nous sommes sur la Cassiar Highway, plein nord. Les kilomètres défilent, il n'y a pas grand monde sur la route, les villages se font rares aussi. Après 3 jours de pluie, nous faisons le plein à la frontière ... le Yukon s'offre enfin à nous, c'est à ce moment que le soleil décide de se pointer et d'embraser le paysage jaune. C'est sublime. Nous passons notre première nuit sur le territoire au bord du lac Watson. La tranquillité du lieu, une famille autochtone qui pêche aux dernières lueurs du jour nous rappelle Whapmagoostui. Malgré le retour du soleil, la température est très fraîche. Nous arrivons au moment où l'été s'en va !
Plein Est, nous roulons sur la mythique Alaska Highway, longue de 2451 kilomètres entre la Colombie Britannique, le Yukon et l'Alaska, elle a été construite en moins de 1 an par l'armée américaine en 1942. Une liaison terrestre entre l'Alaska et le reste du continent était jugée indispensable alors que le Japon occupait certaines îles Aléoutiennes.
Notre dernière nuit de voyage nous permet de découvrir la communauté de Teslin au bord du lac du même nom. Nous savons que le voyage est pratiquement terminé, nous prolongeons un peu en visitant le musée de la faune, en discutant avec la postière du village à côté des boîtes postales du minuscule local qui fait office de bureau de poste.
Puis nous arrivons tranquillement à Whitehorse, capitale du territoire avec ses 20 000 habitants. Le centre ville est à l'image de la ville, petit mais on trouve tout ce qu'il faut. A Whitehorse, on peut magré tout continuer le voyage en partant, le temps d'un repas, au Mexique, en Turquie ou en Jamaique. Les montagnes qui entourent la ville rendent le paysage beau et sauvage. Une montagne en forme de volcan me fascine (Mont Horne), je l'admire tous les matins depuis notre chambre d'hotel.
Une sortie en vélo le long de la Yukon river nous rappelle que la nature est toute proche. Même à 5 minutes en vélo du centre ville, on peut voir un couple d'aigles chauves qui préparent leur nid. Les chemins de randonnée, les lacs et rivières sont nombreux, on va avoir de quoi s'occuper cette année !
Colombie Britannique: belle et sauvage
Après l'afflux des camping-cars et autres véhicules récréatifs des Rocheuses, nous trouvons un peu de tranquillité à Golden et Revelstoke. Les librairies, cafés ne manquent pas, l'ambiance est agréable malgré la pluie. On mange la meilleure baguette du pays dans la boulangerie "La baguette" à Revelstoke. On se détend dans la piscine d'eau salée et chauffée, une pause en vélo nous permet d'admirer le paysage et d'imaginer le sommet des montagnes embrumées.
Puis on trouve beaucoup de grillons et de chaleur dans la région d'Okanagan, véritable jardin fruitier de la province. A Vernon, Joséphine tente une cascade dans la voiture à 21 heures. Elle se fait mal au bras (ou à l'épaule on ne sait pas), direction les urgences. On met 1/2 heure à retrouver sa carte d'assurance santé qui était au fin fond de la valise, au fin fond du coffre ! Finalement après deux radios, on a la certitude que rien n'est cassé. Le coude s'est démis et remis tout seul: ah la souplesse à cet âge ! Retour à 1 heure du matin au camping.
Vancouver se fait attendre, 40 km avant de rejoindre la ville, nous sommes déjà coincés dans les bouchons !! On est samedi, il est 15 heures. Comme à notre habitude, nous arrivons les mains dans les poches. Sans réservation il s'avère difficile de trouver une auberge ou un hôtel. Après 1 heure de recherches un nid est déniché, ce nid nous offre une superbe vue sur les buildings vitrés du centre-ville. Vancouver est très agréable et nous la découvrons en vélo entre les plages et le parc Stanley, le port et le marché de Granville. Vancouver = coup de coeur !
Deux heures de traversée en ferry et nous posons le pied sur l'île de Vancouver, plutôt sauvage au Nord. Campbell river et Port Hardy nous offrent le spectacle des lapins et aigles chauves. Le 1er septembre, nous nous levons avant l'aube afin de prendre un ferry (encore) et quelle traversée ... !! Inside Passage nous fait cadeau du spectacle des orques qui nagent dans le sillon du mastodonte, du phoque curieux qui vient voir qui est présent aujourd'hui sur le bateau ou des sauts plein d'énergie des saumons. La faune abonde dans les fjords de la côte nord Pacifique, pour notre plus grand plaisir.
Nous débarquons à Prince Rupert, il est minuit, le ciel est bas, la température plutôt fraîche. Prince Rupert, ville de 15 000 habitants, est tranquille, les communautés blanche anglophone, asiatique et amérindienne se côtoient. Nous sympathisons avec un couple allemand et leur bébé Jo (8 mois), nous les retrouverons à 2 reprises le long de la route du Nord: quand le hasard fait bien les choses.
Plus nous montons, plus le ciel s'obscurcit, plus les villages se font rares à l'inverse des ours noirs qui sont presque nombreux au bord de la route. Moi qui appréhendais une rencontre j'ai été gâtée: un soir, alors que nous dégustons du saumon sur une table de camping, je vois une énorme masse noire sortir de la forêt à 30 mètres de moi. Dans la précipitation, je crie BEER (bière) au lieu de BEAR (ours), les voisins ont dû croire que je les invitais à un apéro improvisé ... ! Finalement le plantigrade, dans une démarche de gros nounours, s'éloigne tranquillement.
La route nous rapproche non seulement du Yukon mais aussi de l'automne. Le jaune domine, le vent est plus frais et les nuits humides se succèdent ...
Alberta entre la ville et les montagnes
En Alberta, nous faisons une pause de plusieurs jours chez nos amis français: c'est l'occasion pour nous de discuter en français autour des repas merveilleux cuisinés par Laurence et Philippe (Merci à tous les 2 d'avoir autant gâté nos papilles ! ). Tartes flambées, ratatouilles ou feuilletés font notre bonheur autour de la table très animée par les enfants ... Malgré son statut de capitale de l'Alberta, Edmonton est une ville plutôt tranquille où il est facile de se balader à vélo au bord de la rivière Saskatchewan.
Le lendemain des 2 ans de Joséphine (anniversaire plutôt arrosé pour moi ...) nous reprenons la route vers Jasper et les Rocheuses. Le temps est gris et pluvieux mais la silhouette des montagnes, les sommets embrumés donne une allure Ecossaise à l'endroit. A Jasper nous rallions en vélo ( 44 km aller/retour ) le lac Maligne au lac Medecine. C'est tellement plus agréable de découvrir les lieux à vélo, ça nous permet aussi d'observer une biche au bord de la route. Un panneau indique " Animaux sauvages, ne quittez pas votre véhicule ! ". Et à vélo qu'est ce qu'il faut faire ? Pédaler plus vite ??
Dans le coin de Louise Lake, nous randonnons jusqu'au lac Consolation. Le chemin passe sur le territoire d'un grizzli et de ses 2 oursons, il faut marcher en groupe de 4. Nous atteignons le lac accompagnés d'une famille Allemande et nous faisons le retour en compagnie d'une famille Japonaise. Le panorama est vraiment chouette surtout lorsque l'on prend un peu de hauteur sur le pierrier.
Le soir, nous sommes à la recherche d'un bel endroit pour manger, nous tentons sans succès la route Sunshine vers Banff, en redescendant on est vraiment chanceux de céder le passage à 2 oursons.
Malgré la beauté des lieux, les Rocheuses sont un peu trop touristiques pour nous et notre route est encore longue jusqu'à l'océan Pacifique. Après 6 jours dans le parc, nous reprenons notre destination du soleil couchant. C'est sous la pluie que nous nous dirigeons vers le Mont Revelstoke.
Saskatchewan ou le pays du ciel infini
L'image que nous avons du Saskatchewan est d'une platitude sans fin: champs de blé à perte de vue et rien d'autre. Quelle erreur de penser qu'il n'y a que ça dans la province. Je m'émerveille devant le jaune, le vert et les fleurs des champs. Le ciel nous offre un spectacle inattendu, des nuages de toutes les formes, des teintes de gris insoupçonnés ... Vraiment le Saskatchewan nous étonne par la beauté des paysages. Et bien souvent, c'est lorsque l'on attend rien de spécial d'un endroit qu'on est le plus surpris.
A Melfort, petit ville de 6000 habitants, nous tombons en panne. La courroie de distribution lâche, Jérôme n'a plus de direction ni de freins. On est samedi, 17 heures, presque personne sur la route. On est chanceux, Jérôme parvient à arrêter le véhicule entre la route et un champs de colza. Alors que Jérôme disparaît sous le capot, une dame retraitée de l'armée nous propose de nous accompagner en ville. On accepte son offre car il y a quand même plus de 2 kilomètres à parcourir (avec Joséphine et quelques affaires sur le dos: quelle drôle de famille !! ). Nous attendons une dépanneuse dans une station essence. Le gérant de la station nous offre un chocolat. Puis la dépanneuse arrive, le gars nous emmène jusqu'au van, le remorque rapidement et nous propose de montrer le véhicule à un ami mécano. Verdict: la courroie est morte mais heureusement ni le moteur ni la batterie n'ont claqué !! Le lendemain Jérôme achète une nouvelle courroie au Canadian Tire et retrouve le mécano qui la change en 5 minutes. Combien on vous doit ? Faites un bon voyage. Merci mais combien on vous doit ? Rien, vous êtes un jeune couple sympathique !!!!! Nous avons remercié notre sauveur du jour (Hughes) autour d'un club sandwich et d'un café du Tim Horton.
Je n'y croyais plus mais finalement nous arrivons à temps au pow wow de la nation Cree de Muskoday. Une cérémonie d'ouverture au pied d'un totem a lieu lorsque nous découvrons le site. 3 tipis accueillent les visiteurs, un tambour et 6 chanteurs. C'est mon premier pow wow, je frissonne de plaisir en entendant le son du tambour, véritable battement de coeur de la Terre Mère. Puis les participants de tous les âges, hommes dans des tenues colorées, plumes, tomahawks et tambours à la main. Les femmes en "jingle dress", tresses et plumes dans les cheveux. Toujours au son du tambour, ils tournent dans le sens des aiguilles d'une montre autour du totem, chacun a son propre pas de danse. C'est coloré, c'est vivant, c'est vibrant.
http://www.muskoday.ca/
